woman at war cinema metz

 

Date de sortie 4 juillet 2018 (1h 40min)
De Benedikt Erlingsson
Avec Halldora Geirhardsdottir, Jóhann Sigurðarson, Davíd Thór Jónsson
Nationalités Islandais, Français, Ukrainien

 

 

Halla, la cinquantaine, déclare la guerre à l’industrie locale de l’aluminium, qui défigure son pays. Elle prend tous les risques pour protéger les Hautes Terres d’Islande… Mais la situation pourrait changer avec l’arrivée inattendue d’une petite orpheline dans sa vie…

 

 

 

 

 

Critiques
 
Télérama
 

Contre une usine d’aluminium qui pollue et enlaidit son Islande adorée, elle part en guerre, un arc à la main… Et, après avoir dézingué des lignes à haute tension, elle change de tenue et réapparaît en professeure de chant ! Le point d’exclamation s’impose pour décrire Woman at war, incroyable film qui tient de la comédie comme de la fable philosophique, d’emblée séduisant mais volontiers déroutant. En plus d’avoir deux vies, l’une très aventureuse et l’autre très sage, la guerrière Halla a en effet une sœur jumelle, avec qui on la confond forcément car elle est interprétée par la même actrice, la stupéfiante Halldóra Geirharosdóttir.

Après le curieux Des chevaux et des hommes (2013), le réalisateur Benedikt Erlingsson confirme son plaisir à étonner le spectateur. Avec une liberté de rebelle, il multiplie les idées excentriques (comme cet orchestre qu’on voit régulièrement jouer la musique du film au beau milieu du plan), en tirant un divertissement généreux, rassembleur. Un mélange à l’image de Halla, activiste radicale côté pile et amusante Fantômette côté face. Si elle semble parfois un peu irréelle, comme une version décalée du superhéros chargé de sauvé la planète, elle apparaît très physique dans une scène impressionnante qui la montre creusant la terre et plongeant dans l’eau glacée, pour échapper à la police. Et si le discours sur l’écologie semble un temps dépassé par la fantaisie omniprésente, il revient en force dans la scène finale, sur fond de changement climatique. Cette manière à la fois très réfléchie et très joueuse de faire du cinéma a un charme fou.

 
 
hotel translylvanie 3 cinema metz

 

Date de sortie 25 juillet 2018 (1h 37min)
De Genndy Tartakovsky
Avec Adam Sandler, Andy Samberg, Selena Gomez

Animation
Nationalité Américain

 

 

Notre famille de monstres préférée embarque pour une croisière de rêve afin que Drac puisse enfin souffler un peu et savourer des vacances au lieu de s’occuper de tout le monde à l’hôtel. Tout s’annonce à merveille pour la petite famille, entre matchs de volley monstres, excursions exotiques et séances de bronzette au clair de lune… Mais les vacances idéales prennent un tour inattendu lorsque Mavis se rend compte que Drac est tombé sous le charme de la mystérieuse Ericka, la capitaine humaine du navire, dont le secret les menace tous…

 

 

 

Critiques
 
Le Parisien
 

Dracula s’offre des vacances et embarque sa famille en croisière, mais rien ne se passe comme prévu.
Fatigué de gérer son hôtel pour monstres, Dracula -Drac pour les intimes- s’offre des vacances, et embarque avec lui sa famille et ses créatures pour une croisière au Triangle des Bermudes. Sur place, tandis que Drac craque pour la capitaine du paquebot, un vilain chasseur de monstres, planqué dans les cales, élabore un plan diabolique… Gags à gogo, esprit fantasque sans limite, rebondissements permanents, trouvailles ingénieuses et animation très soignée, cet « Hôtel Transylvanie 3 », à mourir de rire, est le plus réussi de la saga. Si on y retrouve un Dracula plus attachant que jamais, on se régale surtout grâce à ses acolytes -le Blob, la Momie et Frankenstein en tête- qui rivalisent de répliques et effets comiques. Monstrueusement drôle.

 

Télé Loisirs

Les monstres gentils signent leur retour sur grand écran. Hôtel Transylvanie 3 - Des vacances monstrueuses, troisième opus d'une franchise très appréciée des enfants, débarque en salles ce mercredi. Notre avis.

Drac, Blobby, Franck ou encore Mavis... ils (re)débarquent au cinéma cette semaine ! C'est ce mercredi que sort en salles Hôtel Transylvanie 3 - Des vacances monstrueuses, le troisième opus d'une saga qui a débuté en 2012 sur nos écrans. Voilà donc déjà six années que Sony Animation a rendu ces monstres cultes gentils et attachants aux yeux des enfants. Nous avons vu le long-métrage de Genndy Tartakovsky et voici ce que nous en avons pensé.

Fatigué le Comte Drac ? Entre son hôtel et sa famille à gérer, le vampire n'a plus vraiment le temps de souffler... ni de trouver une nouvelle bien-aimée. Sa fille Mavis décide alors de lui offrir une croisière sur un paquebot où seuls les monstres sont les bienvenus. L'occasion rêvée pour Drac de prendre un peu de bon temps. Mais aussi de flasher sur la capitaine du bateau, une humaine, Ericka. Sauf que cette dernière n'est pas si innocente que cela...

Après deux opus qui ont respectivement attiré plus d'1,7 millions et 2,3 millions de spectateurs dans les salles françaises, Hôtel Transylvanie 3 devrait de nouveau s'assurer les faveurs des enfants... et de leurs parents. Les techniques d'animation évoluant à vitesse grand V, c'est toujours avec plus de détails, d'émotions et de réalisme que nos monstres préférés s'animent à l'écran. Les vannes fusent, tout autant que les situations cocasses. La musique vient enrober un scénario d'une grande efficacité et devrait même réussir à vous faire vous trémousser sur votre fauteuil... Mais chut, on ne vous en dit pas plus !

En interview, Genndy Tartakovsky nous a confiés avoir réalisé ce troisième opus pour le plus grand plaisir des spectateurs : "Just fun !". Au final, Hôtel Transylvanie 3 est un film familial et estival calibré pour faire des étincelles au box-office ! Si vous avez aimé les deux premiers volets, vous n'allez pas être déçus. Rendez-vous donc le 25 juillet pour partir en vacances avec... les monstres !

 
 
my lady

 

Date de sortie 1 août 2018 (1h 45min)
De Richard Eyre
Avec Emma Thompson, Stanley Tucci, Fionn Whitehead
Nationalité Britannique

 

 

Faut-il obliger un adolescent à recevoir la transfusion qui pourrait le sauver ? Fiona Maye, Juge de la Haute Cour, décide de lui rendre visite, avant de trancher. Leur rencontre bouleversera le cours des choses.

 

 

 

 

 

Critiques
 
Télérama
 

Magistrate respectée à la Haute Cour de Londres, Fiona Maye est spécialiste en affaires familiales. Madame la juge s’attache à faire primer « l’intérêt de l’enfant », comme le stipule le Children Act voté au Royaume-Uni en 1989. A la veille d’un week-end, une requête urgente : un médecin demande à la justice de l’autoriser à soigner de force un adolescent atteint de leucémie. Témoin de Jéhovah, Adam refuse en effet toute transfusion sanguine. Fiona doit trancher : « l’intérêt » du jeune homme se trouve-t-il dans le respect de ses convictions religieuses ou dans la contrainte à accepter le traitement médical qui pourrait lui sauver la vie ?

L’écrivain Ian McEwan a lui-même adapté pour l’écran son court et magnifique roman sur la responsabilité individuelle. L’Intérêt de l’enfant, devenu My lady — quel titre curieux… —, est le portrait poignant d’une femme confrontée, à l’aube de la soixantaine, à l’une des décisions les plus douloureuses de sa vie professionnelle alors même que son mariage part en lambeaux. La finesse psychologique du romancier est illustrée sans fioritures par la sobre mise en scène de Richard Eyre, au prix, parfois, d’un certain statisme…

Ce sont les comédiens qui donnent au film son intensité. Face au troublant Fionn Whitehead (le jeune soldat de Dunkerque, remarquable), Emma Thompson livre une des performances les plus riches, les plus subtiles de sa carrière. Dans son jeu d’une précision millimétrée, la perfection technique, le contrôle du moindre geste, du moindre souffle ne brident jamais l’émotion ; ils la subliment.

 

L'Obs

Pour son retour (qu'on attendait) dans un premier rôle, qui plus est devant la caméra d'un cinéaste anobli par la reine d'Angleterre, Emma Thompson est parfaite. Juge aux affaires familiales de la Haute Cour, à qui on donne respectueusement du "My Lady", elle se prononce sans jamais se préférer. Quitte à négliger son mari (l'excellent Stanley Tucci), qui, par dépit, lui annonce prendre une maîtresse. En apparence, la juge ne bronche pas, trop occupée à statuer sur le cas d'un adolescent dont les jours sont comptés s'il ne reçoit pas, en urgence, une transfusion sanguine. Or, ses parents, Témoins de Jéhovah, refusent qu'on donne à leur fils le sang d'un autre. Le film sur un couple en crise (et sans enfants) devient alors un mélo so British où la vie d'un garçon est en jeu. Malgré un épilogue trop sentimental, cette libre adaptation du roman de Ian McEwan "l'Intérêt de l'enfant" vaut pour l'étude éclairante de la cour de justice britannique et la prestation marquante de Thompson et Tucci, le couple de l'été.

 
 
arythmie

 

Date de sortie 1 août 2018 (1h 56min)
De Boris Khlebnikov
Avec Alexander Yatsenko, Irina Gorbacheva, Nikolay Shraiber
Nationalités Russe, Finlandais, Allemand

 

 

Katia et Oleg sont un couple d'urgentistes en Russie.
Oleg est brillant, mais son métier l'absorbe. Confronté chaque jour à des cas difficiles, l'alcool l'aide à décompresser. Katia ne se retrouve plus dans cette relation. A l’hôpital, un nouveau directeur applique des réformes au service de la rentabilité. En réaction, Oleg s’affranchit de toute limite et l'équilibre du couple vacille plus encore.

 

 

 

 

 

Critiques
 
arythmie1
 
arythmie2 
 
mary sheilley cinema metz

 

Date de sortie 8 août 2018 (2h 00min)
De Haifaa Al Mansour
Avec Elle Fanning, Douglas Booth, Tom Sturridge
Nationalité Américain

 

 

En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin entame une relation passionnée et scandaleuse avec le poète Percy Shelley et s’enfuit avec lui. Elle a 16 ans. Condamné par les bienpensants, leur amour tumultueux se nourrit de leurs idées progressistes. En 1816, le couple est invité à passer l’été à Genève, au bord du lac Léman, dans la demeure de Lord Byron. Lors d’une nuit d’orage, à la faveur d’un pari, Mary a l’idée du personnage de Frankenstein. Dans une société qui ne laissait aucune place aux femmes de lettres, Mary Shelley, 18 ans à peine, allait révolutionner la littérature et marquer la culture populaire à tout jamais.

 

 

 

Critiques 
 
 
 
le poirier sauvage cinema metz

 

Date de sortie 8 août 2018 (3h 08min)
De Nuri Bilge Ceylan
Avec Doğu Demirkol, Murat Cemcir, Bennu Yıldırımlar
Nationalités Français, Turc, Allemand, Bulgare

 

 

Passionné de littérature, Sinan a toujours voulu être écrivain. De retour dans son village natal d’Anatolie, il met toute son énergie à trouver l’argent nécessaire pour être publié, mais les dettes de son père finissent par le rattraper…

 

 

 

 

 

Critiques
 
 
 
under the silver lake cinema metz

 

Date de sortie 8 août 2018 (2h 19min)
De David Robert Mitchell
Avec Andrew Garfield, Riley Keough, Topher Grace
Nationalité Américain

 

 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

À Los Angeles, Sam, 33 ans, sans emploi, rêve de célébrité. Lorsque Sarah, une jeune et énigmatique voisine, se volatilise brusquement, Sam se lance à sa recherche et entreprend alors une enquête obsessionnelle surréaliste à travers la ville. Elle le fera plonger jusque dans les profondeurs les plus ténébreuses de la Cité des Anges, où il devra élucider disparitions et meurtres mystérieux sur fond de scandales et de conspirations.

 

 

 

 

 

Critiques
 
 
 
blood simple cinema metz

 

Date de sortie 8 août 2018 (1h 36min)
De Joel Coen, Ethan Coen
Avec John Getz, Frances McDormand, Dan Hedaya
Nationalité Américain

 

 

Interdit aux moins de 12 ans

Au Texas, un propriétaire de bar découvrant que sa femme le trompe avec le barman, engage un détective texan pour les assassiner. Mais sous des dehors de parfait imbécile, ce dernier va se révéler machiavélique et imprévisible…

 

 

 

 

 

Critiques
 
 
 
capitaine morten cinema metz

 

Date de sortie 8 août 2018 (1h 16min)
De Kaspar Jancis, Riho Unt
Animation
Nationalités Estonien, Irlandais, Belge, Britannique

 

 

A partir de 6 ans

Morten rêve de prendre le large à bord de La Salamandre, avec son père le Capitaine Vicks, mais il doit rester à terre chez l'autoritaire Annabelle. Avec son complice Stinger, Annabelle veut s'emparer du bateau de son père, persuadée qu'il cache un trésor de pirates. Pour déjouer leurs plans, Morten va être entraîné dans une aventure fantastique. Réduit à la taille d'un insecte par un magicien farfelu, c'est dans le monde de la Reine des araignées qu'il va devoir conquérir ses galons de capitaine.

 

 

 

 

 

Critiques
 
 
 
le monde est a toi cinema metz

 

Date de sortie 15 août 2018 (1h 41min)
De Romain Gavras
Avec Karim Leklou, Isabelle Adjani, Vincent Cassel

Nationalité Français

 

 

François, petit dealer, a un rêve : devenir le distributeur officiel de Mr Freeze au Maghreb. Cette vie, qu’il convoite tant, vole en éclat quand il apprend que Dany, sa mère, a dépensé toutes ses économies. Poutine, le caïd lunatique de la cité propose à François un plan en Espagne pour se refaire. Mais quand tout son entourage : Lamya son amour de jeunesse, Henri un ancien beau-père à la ramasse tout juste sorti de prison, les deux jeunes Mohamed complotistes et sa mère chef d’un gang de femmes pickpockets, s’en mêle, rien ne va se passer comme prévu !

 

 

 

 

Critiques
 
Nouvel Obs
 

Importer les Mister Freeze, la célèbre franchise de barres glacées, au Maghreb : voilà le projet que nourrit François (Karim Leklou) pour échapper à un futur sans avenir dans sa cité. Encore faut-il qu'il se libère de l'emprise de "Poutine" (Sofian Khammes), le caïd pour lequel il deale, et de celle de Dany (Isabelle Adjani), sa mère pickpocket et castratrice qui a dilapidé ses économies. Pour financer son business, François accepte un dernier coup. Direction Benidorm, le Las Vegas cheap de la Costa Brava, avec une belle bande d'azimutés à ses basques.

Le premier film, raté, de Romain Gavras, "Notre jour viendra", ressemblait à du Bertrand Blier perdu sur les terres de Bruno Dumont. Dans celui-ci, le fils de Costa-Gavras, clippeur provocateur (on se souvient de ses vidéos polémiques pour M.I.A. et Justice), lorgne du côté de Guy Ritchie ("Snatch"), de "Spring Breakers" et des frères Coen ; c'est bien plus réussi. On y retrouve sa matière de prédilection : la culture urbaine, les frustrations d'une jeunesse à l'abandon, les accès de violence et autres démonstrations de virilité. Mais fini les poses nihilistes et le besoin de dérouter le spectateur, place au fun. Isabelle Adjani en daronne cagole, fan de Laurent Voulzy, qui étend son linge sur le balcon de son HLM dans du simili Versace, en fait des caisses. Vincent Cassel en ex-taulard mou du bulbe, qui philosophe dans sa barbe et voit des complots partout, réussit le miracle de faire oublier son modèle, le Robert De Niro de "Jackie Brown". Philippe Katerine n'a que trois scènes qu'il vole sans effort en ténor enjoué du barreau à la solde du terrorisme international.

Féroce, la farce s'ouvre sur une barre HLM vue du ciel, au son de Michel Sardou, et se termine sur "La vie ne m'apprend rien", de Daniel Balavoine. Elle baigne dans un bouillon d'inculture pop et de variété française, opium du peuple dont Gavras fait son miel. Il tire son esthétique des banlieues bétonnées, de la vulgarité des stations balnéaires, du bling et du kitsch de l'époque. C'est un esthète du tape-à-l'œil, le Martin Parr du vide contemporain, doté d'un sens de l'image sur lequel il se repose un peu trop. Le titre du film se réfère au mantra de "Scarface", éternel modèle des mecs de cité, que François intègre à sa manière pragmatique et mesurée de dealer qui se rêve petit PDG. Interprété par l'épatant Karim Leklou, François n'est pas le clou du spectacle mais il en fait battre le cœur. Des battements étouffés par le bruit du karaoké et des bagnoles chromées.

 

Télérama

Même s’il avait déjà signé un long métrage en 2010 (Notre jour viendra), Romain Gavras s’est jusqu’ici surtout fait un nom en ­signant des clips percutants (M.I.A. : Born Free ou Justice : Stress). Provocation, inventivité, dérision ont forgé sa griffe. Ces qualités-là font la réussite d’un film au confluent de la comédie et du film de gangsters… François (Karim Leklou, formidable en faux crétin) est un petit dealer de banlieue. Loin d’avoir la folie des grandeurs, il rêve d’un business tranquille : la gestion d’une franchise de Mister Freeze (le bâton glacé) dans le Maghreb. Mais il doit subir les toquades d’un jeune caïd surnommé Poutine, dont la violence n’a d’égale que la bêtise : il se croit dans Scarface et imite (mal) Al Pacino… Si le clinquant s’impose dans Le monde est à toi, il voisine toujours avec le grotesque. Ainsi François est-il entouré de pieds nickelés pas vraiment fiables. Notamment un beau-père fraîchement sorti de taule (Vincent Cassel, bidonnant en Mesrine abâtardi) qui voit partout les signes d’un complot surnaturel. Et deux jeunes loups du trafic à la gâchette facile. Plus toxique encore, il y a la mère de François (Isabelle Adjani), arnaqueuse à l’allure de diva, qui l’empêche de voler de ses propres ailes.

Les looks, la musique, les trognes, le sens de la caricature et des décors au modernisme tape-à-l’œil : tout contribue au punch de cette farce pop, qui donne du sang neuf à la comédie française. Tout en s’inspirant à la fois de Quentin Tarantino (l’outrance) et de la farce à l’italienne (la férocité tendre). Après un début en France, le film s’expatrie sur la Costa blanca. Un deal ­hasardeux y attend François. On craint que l’action ne s’enlise, mais l’intrigue se révèle bien plus dense que prévu, avec des retournements inattendus, à mesure que François gagne en épaisseur, en maturité. Son parcours est moins celui d’un héros que d’un fils ­gagnant son indépendance. Ce qui n’est pas spécialement original. Mais en matière d’efficacité narrative, de performance collective des acteurs et de tchatche, le film est extrêmement ­attractif.

 
 
une valse dans les allees cinema metz

 

Date de sortie 15 août 2018 (2h 05min)
De Thomas Stuber
Avec Franz Rogowski, Sandra Hüller, Peter Kurth
Nationalité Allemand

 

 

Le timide et solitaire Christian est embauché dans un supermarché. Bruno, un chef de rayon, le prend sous son aile pour lui apprendre le métier. Dans l’allée des confiseries, il rencontre Marion, dont il tombe immédiatement amoureux. Chaque pause-café est l’occasion de mieux se connaître. Christian fait également la rencontre du reste de l’équipe et devient peu à peu un membre de la grande famille du supermarché. Bientôt, ses journées passées à conduire un chariot élévateur et à remplir des rayonnages comptent bien plus pour lui qu’il n’aurait pu l’imaginer…

 

 

 

 

Critiques
 
Télérama
 

Dans les allées du supermarché, Le Beau Danube bleu, balancé en musique de fond, ferait presque valser les chariots… Mais la grisaille est tenace dans ce hard discount perdu au milieu de nulle part, en Allemagne. Même le sourire de Marion, la responsable du rayon confiserie, cache la tristesse profonde d’une vie difficile, à la maison. Pour tenter de la charmer, le nouveau manutentionnaire, Christian, n’a que très peu de mots : une longue solitude l’a enfermé dans le mutisme…

Au petit peuple des grands magasins, Cédric Klapisch avait dédié une comédie pimpante, Riens du tout (1992). ­Thomas Stuber n’aime, lui, que la mélancolie de ces vies, qui semblent oubliées comme des marchandises sur les étalages. Il va chercher la beauté d’une tendresse qui résiste, une forme d’estime héritée d’une solidarité ouvrière en bout de course. Au bord de l’asthénie, les personnages se révèlent néanmoins très attachants. Le couple formé par la vendeuse déprimée et le conducteur de chariot introverti est une vraie réussite, portée par les deux comédiens en vogue du cinéma allemand, Sandra Hüller (Toni Erdmann) et Franz Rogowski (Transit). Leur duo semble réinventer celui créé par ­Chaplin et Paulette Goddard pour Les Temps modernes (1936), dans une version plus désenchantée, mais tout aussi poétique.

 

Nouvel Obs

Vie et bonheur dans un supermarché. Christian (Franz Rogowski), jeune homme timide affligé d'un bec-de-lièvre, est propulsé dans les rayonnages d'une immense bâtisse. Manutentionnaire,
il range les cartons de bouteilles et passe ses journées sous des néons interminables, dans des canyons de marchandises. Peu exaltant. Mais il rencontre Marion, l'employée des confiseries, et tout change… Thomas Stuber, dont c'est le troisième long-métrage (après "Teenage Angst" et "Herbert"), donne un récit chaleureux, formidablement mis en scène, qui renverse les clichés. Après tout, on peut être heureux dans une cathédrale de la consommation. Un conte de fées moderne, magistral et optimiste.

 

"Une petite merveille venue d’Allemagne"

PREMIÈRE

 

"La tendresse, l’émotion, quelques éclats de bonheur"

LE MONDE

 

"Magistral et optimiste"

LE NOUVEL OBSERVATEUR

 

"Franz Rogowski et Sandra Hüller brillent"

LE CANARD ENCHAÎNÉ

 

"Ce film oscillant entre romance et drame social charme"

LE JOURNAL DU DIMANCHE

 

"Difficile avant de l'avoir vu d'imaginer la poésie

qui peut se dégager de ces simples scènes"

LA CROIX

 

"Thomas Stuber filme la routine avec délicatesse et naturel"

LE FIGARO

 

Magazine juillet - août

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