rodin cinema metz

 

Date de sortie 24 mai 2017 (1h 59min)

De Jacques Doillon

Avec Vincent Lindon, Izïa Higelin, Séverine Caneele

Nationalité Français

 

 

Ce film est présenté en compétition au Festival de Cannes 2017

À Paris, en 1880, Auguste Rodin reçoit enfin à 40 ans sa première commande de l’Etat : ce sera La Porte de L’Enfer composée de figurines dont certaines feront sa gloire comme le Baiser et le Penseur. Il partage sa vie avec Rose, sa compagne de toujours, lorsqu’il rencontre la jeune Camille Claudel, son élève la plus douée qui devient vite son assistante, puis sa maîtresse. Dix ans de passion, mais également dix ans d’admiration commune et de complicité. Après leur rupture, Rodin poursuit son travail avec acharnement. Il fait face et au refus et à l’enthousiasme que la sensualité de sa sculpture provoque et signe avec son Balzac, rejeté de son vivant, le point de départ incontesté de la sculpture moderne.
À 60 ans, enfin reconnu, il devient le sculpteur le plus célèbre avec Michel-Ange. 

Critiques 
 
Télérama
 

Le premier plan-séquence est splendide : sinueux, il glisse dans un atelier de sculpteur, entre les rideaux qui séparent vaguement l'espace, les ébauches entassées sur l'étagère, quelques employés qui s'affairent et Rodin, lourd, massif, comme fait d'un seul bloc de chair, qui va, vient, étudie, mesure, compare... Dès ces premières minutes, le but de Jacques Doillon est clair. Ne pas aller là où certains voudraient le conduire, ne pas faire ce que les fans de biopics rassurants réclament. Des éléments biographiques, il y en a, certes : l'importance de Camille Claudel dans la vie de Rodin, par exemple. Mais, là encore, le cinéaste se refuse obstinément à verser dans les clichés et le pathos sentimental. Camille (Izia Higelin) est filmée comme Rodin la voit : une compagne, mieux, une maîtresse en sensualité. Et surtout une complice en sensibilité. Une égale... Cette femme, il la désire, comme il veut posséder la pierre, le bronze, le plâtre, l'argile, tout ce qui lui permet de créer... Le précédent film de Jacques Doillon s'intitulait Mes séances de lutte, et c'est ce que l'on ressent devant leurs corps-à-corps, où tous deux espèrent, chaque fois, recréer l'autre à son image, quitte à le détruire s'il le faut. Leur rupture, inévitable, est, évidemment, à l'image de leur passion : déraisonnable, irraisonnée. Mais les cris, entre eux, les reproches, les malédictions n'obéissent en fait qu'à une seule et même rivalité : lequel des deux se donne le plus, et le mieux, à son art ? A chaque plan ou presque, le cinéaste insiste sur l'effort, le doute, la peine, le labeur. Pour lui, de toute évidence, le talent naît du travail. Il n'est même que ça.
C'est d'ailleurs l'idée qu'il a traquée de film en film. Quand, dans La Vengeance d'une femme, Isabelle Huppert s'empare, peu à peu, du corps et de l'esprit de Béatrice Dalle, c'est un vrai boulot, dont le cinéaste observe, mil-l­imètre par millimètre, la lente progression. Idem pour les efforts de la petite Ponette (Victoire Thivisol), refusant la mort de sa mère et parvenant à la faire revenir d'entre les morts, quelques brefs instants. Quelle énergie est la sienne ! Quelle obstination il lui faut ! Doillon a toujours été, comme Ponette, un obsessionnel. Sur le plateau de ses films, il multiplie les prises (souvent vingt, parfois trente et même cent d'après les techniciens du Petit Criminel), afin d'atteindre « sa » vérité, débarrassée de toutes les scories et les ­ratures.
Alors il filme Rodin, lui aussi à la tâche. En révolte, en guerre. Ce mons­tre barbu et grommelant (Vincent Lindon, souverain, en osmose totale avec son réalisateur) parcourt, en longues enjambées, son univers, toujours en quête d'une idée. L'ayant, par miracle, trouvée, on le voit plonger à pleines mains une longue robe de chambre dans du plâtre, l'imprégner, la malaxer, la pétrir — on entend des sons bizarres, comme des onomatopées de bande dessinée — pour l'envelopper, toute dégoulinante encore, sur les épaules de son Balzac, statue que ses contemporains détesteront. Il l'ajuste tant bien que mal, corrige un pli disgracieux, la regarde comme si sa vie en dépendait. Doillon s'attarde sur Lindon, son Rodin, qui contemple son Balzac en train de prendre forme. D'exister, enfin...
On se serait volontiers passé — étonnant, au demeurant, que le cinéaste ait succombé à cette facilité — de quelques rencontres avec des artistes célèbres : ça donne des « Bonjour, mon cher Monet » et des « Comment allez-vous, très cher Mirbeau ? » assez ridicules. Le reste est du Doillon pur jus, ses détracteurs retrouveront, une fois de plus, ce qui les énerve tant en lui : son style. Les autres s'enthousiasmeront pour les scènes entre Rodin et la femme qu'il ne quittera jamais et finira par épouser, Rose Beuret (Séverine Caneele, vue, il y a longtemps, dans L'humanité, de Bruno Dumont, et remarquable). Engueulades et jeux adolescents : osmose splendide entre la tendresse et l'hystérie, chères au réalisateur. Soudain, on est dans La Drôlesse et La Pirate. Ses plus belles réussites.

 

Le Figaro

Rien de spectaculaire dans ce Rodin de cinéma. Rien même de vraiment dramatique. C’est un homme au travail. Mais quel homme, et quel travail ! Le goût des matières est constamment perceptible. On rencontre un Rodin de 40 ans, en 1880, qui vient d’obtenir sa première commande publique, et sculpte les figurines de La Porte de l’enfer. Vincent Lindon séduira-t-il le jury cannois comme avec son rôle de chômeur dans La Loi du marché, qui lui a valu le prix d’interprétation ? Il a la barbe et la puissance qu’on attend du maître, son mélange de bonté foncière et de maladresse égoïste, de lourdeur et de grâce. Il a cette tension intérieure et cette distraction profonde à l’égard de la vie ordinaire qui peuvent le rendre tour à tour timide, bourru, indifférent, cruel, coléreux. La mise en scène fluctue avec lui, passant de la basse intensité dans la vie de société à la haute intensité de la passion créatrice. C’est là ce qui le rend captivant.

 

l amant d un jour cinema metz

 

Date de sortie 31 mai 2017 (1h 16min)

De Philippe Garrel

Avec Eric Caravaca, Esther Garrel, Louise Chevillotte

Nationalité Français

 

 

Ce film est présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, dans le cadre du Festival de Cannes 2017

C’est l’histoire d’un père et de sa fille de 23 ans qui rentre un jour à la maison parce qu’elle vient d’être quittée, et de la nouvelle femme de ce père qui a elle aussi 23 ans et vit avec lui.

 

 

 

 

Critiques 
 
Télérama
 

Un homme et une femme se rejoignent dans le couloir d'une fac, l'empruntent prestement. Puis l'image passe aussitôt au couple en train de faire l'amour, dans les toilettes. Plan rapproché sur le visage de la femme, sur sa jouissance. Etonnante entrée en matière, abrupte, vibrante, de la part de Philippe Garrel. L'auteur des Amants réguliers, volontiers prude mais au cinéma si sensuel, n'avait jamais abordé ainsi de front une scène d'amour. Autre changement notoire, déjà amorcé, il est vrai, avec L'Ombre des femmes : l'homme est relégué au second plan, ce sont les femmes qui prennent le pouvoir, occupent le devant de la scène. En majesté.
Le couple est formé par un professeur de philosophie (Eric Caravaca) et l'une de ses élèves, Ariane (Louise Chevillotte). Elle a l'âge de sa fille. Laquelle apparaît. Elle s'appelle Jeanne (Esther Garrel), c'est fini avec son amoureux, elle pleure toutes les larmes de son corps et vient trouver refuge chez son père. Un homme, deux jeunes femmes : voici reconduite la trinité chère au cinéaste depuis Le Lit de la Vierge, mais recomposée. Les deux jeunes femmes, Ariane et Jeanne, se ressemblent et sont très différentes. Au début, Jeanne voit d'un mauvais oeil celle qu'elle compare à sa mère. Puis elles apprennent à se connaître : Jeanne est une amoureuse romantique, entière, fidèle ; Ariane, un don Juan au féminin.
La douleur et la joie d'aimer, l'infidélité, l'harmonie et la rupture. Autant de thèmes allégoriques, déjà illustrés mais sans cesse régénérés à travers la caméra frémissante de Philippe Garrel. Il sait transformer en poésie brute des situations banales, ces femmes entre elles qui parlent ouvertement d'adultère dans la cuisine. Ces amis qui se croisent par hasard sur un boulevard en pente douce dans Paris déserté. Ou ces amants qui se remémorent, dans un café, leurs premiers regards échangés. La splendide image en Cinémascope et en noir et blanc, signée Renato Berta, concourt à l'ampleur de ce théâtre de l'intime, intemporel parfois (on se croit dans les années 60 ou plus loin encore), tout en étant parfaitement inscrit dans le monde d'aujourd'hui. Louise Chevillotte (charnelle, conquérante) et Esther Garrel (émouvante funambule, Pierrot au féminin) incarnent chacune à sa façon une idée de la jeunesse contemporaine. Il y a quelque chose de troublant à voir, d'ailleurs, la « dynastie » des Garrel se prolonger. Après le grand-père (Maurice), puis le fils (Louis), voici la fille invitée à entrer dans ce monde de fiction à forte teneur autobiographique, riche de jeux de miroirs, d'échos et de rimes.
Curieux ménage à trois, où une tierce personne est toujours tapie derrière le couple, où l'on couche par procuration, où l'on recherche consciemment ou non le père. Autour du complexe d'OEdipe (ou d'Electre), entre les secrets bien gardés et les révélations cuisantes, le film oscille, sans jamais s'appesantir. Avec les années, l'ancien chantre de l'underground a gagné en concision, en force expressive dans la peinture des sentiments et des visages, distordus par les pleurs, rieurs aussi, sereins et lumineux. Lorsqu'une jeune fille en fleur et un garçon galant s'embrassent dans la rue, lui la soulève et elle décolle du sol. Qui a dit que le cinéma de Garrel n'était pas léger ?

 

Les inrocks

Garrel creuse sa veine autobiographique

On retrouve dans ce nouveau film de Garrel tout son talent : sa direction d’acteurs, son sens du cadre, cette manière de fictionner sa propre vie. Entouré de scénaristes qui sont des noms (Jean-Claude Carrière et Annette Langmann, quand même), il creuse de film en film sa veine autobiographique. Le noir et blanc est somptueux, ses deux actrices principales (Louis Chevillotte, dont c’est le premier film, et sa fille Esther) sont géniales et Eric Caravaca (le père) sobre et déchirant. Les cages d’escaliers sont toujours crades, comme dans ses films des années 70, on dirait qu’elles n’ont jamais été repeintes.

D’une sublime simplicité

On pourrait dire que c’est de la routine, mais non, point du tout. C’est le sommet de l’art : la simplicité. Philippe Garrel n’a plus rien à prouver, il creuse son art, il est au travail, comme un peintre tous les jours dans son atelier, avec les mêmes pinceaux, les mêmes couleurs, il travaille et progresse, essaie d’être encore meilleur. Il y a de la vitalité dans les films de Garrel, toujours, encore aujourd’hui.

C’est ainsi, que de film en film, apparaît une certaine sérénité chez cet auteur autrefois si torturé. Une tendresse, une bienveillance, une indulgence. Et aussi un sens de l’humour de plus en plus évident. On ne dira pas que ce nouveau film est une comédie, mais le rire y est de plus en plus présent, une légère ironie aussi. Même si Garrel ne plaisante jamais avec la douleur, physique et psychologique que peut faire l’amour, la nuit, quand on se réveille soudain et qu’on se souvient de la réalité du jour, qui est que l’être aimé ne vous aime plus, et que vivre est tout simplement impossible.

 

churchill cinema metz

 

Date de sortie 31 mai 2017 (1h 46min)

De Jonathan Teplitzky

Avec Brian Cox, Miranda Richardson, John Slattery

Nationalités Britannique, Américain

 

 

Juin 1944. Les 48 heures précédant le Débarquement qui scellèrent le destin de Winston Churchill et du monde.

 

 

 

 

 

Critiques 
 
Le figaro
 
Un biopic intelligent et raffiné sur une des plus captivantes personnalités féminines à la charnière du XIXe et du XXe siècle, égérie de Nietzsche et de Rilke, disciple de Freud. Trois actrices l’interprètent selon les époques. Elles ont toutes trois du talent.
 

le jour d apres cinema metz

 

Date de sortie 7 juin 2017 (1h 32min)

De Hong Sang-soo

Avec Kim Min-Hee, Hae-hyo Kwon, Kim Saeybuk

Nationalité Sud-Coréen

 

 

Ce film est présenté en compétition au Festival de Cannes 2017

Areum s’apprête à vivre son premier jour de travail dans une petite maison d’édition. Bongwan, son patron, a eu une relation amoureuse avec la femme qu’Areum remplace. Leur liaison vient de se terminer.

Ce jour-là, comme tous les jours, Bongwan quitte le domicile conjugal bien avant l’aube pour partir au travail. Il n’arrête pas de penser à la femme qui est partie. Ce même jour, la femme de Bongwan trouve une lettre d’amour. Elle arrive au bureau sans prévenir et prend Areum pour la femme qui est partie...

 

Critiques 
 
Télérama
 

A Séoul, un éditeur entre deux âges reçoit sa nouvelle (et jeune) collaboratrice pour son premier jour de travail. Les bureaux sont exigus et déserts : il n'y a de la place que pour une seule employée. Un tête-à-tête s'installe, où chacun semble passer l'autre au scanner, et dévoile, bon gré mal gré, son jardin secret et, même, ses raisons de vivre : on dirait presque un dialogue de Platon. Jusqu'à l'arrivée fracassante de l'épouse de l'éditeur, jalouse, violente, qui se méprend sur la situation. Elle ignore que la véritable maîtresse de l'homme est une précédente collaboratrice, qui a démissionné quelque temps auparavant. Le prolifique Hong Sang-soo (trois films en 2017, dont deux présentés à Cannes) est, depuis longtemps, qualifié de rohmérien. Avec ce nouveau film, il mérite aussi le titre de Sacha Guitry coréen. Rien ne lui échappe des mécanismes de l'adultère et du démon de midi, qu'il restitue avec une finesse inouïe, dans le flot d'un dialogue à fleur de peau. Et, après le départ de l'épouse jalouse, c'est le retour inopiné de l'amante qui offre un coup de théâtre dévastateur... Avant un épilogue tout aussi inattendu. Quelques décors banals, quatre acteurs, une heure et demie de noir et blanc enneigé : avec ce conte d'hiver des plus modestes, le cinéaste suggère bien des bouleversements dans la vie de ses personnages.
L'homme, d'abord maître du jeu, démasqué dans ses mensonges minables ensuite, est celui qui perdra le plus. La jeune femme humiliée au début repartira, elle, la tête haute, mais le coeur un peu plus lourd... Ce vaudeville philosophique ne cesse d'être drôle que pour devenir déchirant. 

 

le venerable w cinema metz

 

Date de sortie 7 juin 2017 (1h 40min)

De Barbet Schroeder

Avec Barbet Schroeder, Bulle Ogier

Documentaire

Nationalités Français, Suisse

 

 

Interdit aux moins de 12 ans

Ce film est présenté en Séance Spéciale au Festival de Cannes 2017

En Birmanie, le « Vénérable W. » est un moine bouddhiste très influent. Partir à sa rencontre, c’est se retrouver au cœur du racisme quotidien, et observer comment l'islamophobie et le discours haineux se transforment en violence et en destruction. Pourtant nous sommes dans un pays où 90% de la population est bouddhiste, religion fondée sur un mode de vie pacifique, tolérant et non-violent.

 

 
Critiques 
 
critiques venerable W A3 1
 
critiques venerable W A3 2
 
critiques venerable W A3 3
  

ali la chevre et ibrahim cinema metz

 

Date de sortie 7 juin 2017 (1h 38min)

De Sherif El Bendary

Avec Ali Sobhy, Ahmed Magdy, Salwa Mohamed Ali

Nationalités Égyptien, Français

 

 

Quand Ali rencontre Ibrahim.
Ali, d’un tempérament jovial, voue un amour inconditionnel à Nada, sa chèvre. Sa mère ne le comprend pas et décide d’envoyer Ali chez un guérisseur. Il y rencontre Ibrahim, un ingénieur du son qui souffre d’acouphènes qui parasitent son travail et sa joie de vivre. Ali, Nada et Ibrahim entreprennent un voyage thérapeutique qui les conduira d’Alexandrie au Sinaï et qui bouleversera leur vie.

 

 
 
Critiques 
 
Télérama
 

Ibrahim est torturé par des acouphènes, comme jadis sa mère avant lui. Pour faire taire les sons mystérieux, aigus, lancinants, cette dernière s'est suicidée. Ingénieur du son et musicien désormais incapable de travailler, Ibrahim y songe à son tour... Ali, lui, paraît plus épanoui, à défaut d'être totalement sain d'esprit : au grand dam de son entourage, il voue tout de même un amour exclusif et pur à Nada, sa chèvre domestique. Même âge, même quartier populaire du Caire : l'artiste ténébreux et le doux dingue ­finissent par se croiser, par se lier. Ils entament ensemble un drôle de voyage initiatique qui, des rives du Nil à celles de la mer Rouge, les mènera vers une autre dimension de leur vie.
A chacun ses fantômes, ses deuils, ses douleurs, et sa manière de faire avec. Le film en fait un conte, une histoire d'amitié insolite pleine de rebondissements fantasques, à base d'ours en peluche géants ou de demoiselle en détresse. Filmés entre dure réalité et ­rêverie douce, les comédiens Ali Sobhy et Ahmed Magdy se complètent avec grâce. Ce duo paumé, inspiré, déborde de tendresse et de poésie loufoque, sans jamais forcer le trait. Déguisée en road-movie, une vraie aventure intérieure.

 

JDD

Ali est fou amoureux de sa chèvre, Nada ; Ibrahim est un ingénieur du son victime d’acouphènes. Flanqués de la biquette, les deux hommes, qui ne se connaissent pas, vont traverser l’Egypte. L’humour et la mélancolie font bon ménage dans ce road-movie où l’amitié et le voyage pansent les blessures que la vie a infligées à ses protagonistes égarés qui partent à la recherche d’eux-mêmes. Le réalisateur signe un premier film émouvant qui se distingue par sa finesse et son originalité. Les deux comédiens y sont formidables.

  

grand froid cinema metz

 

Date de sortie 28 juin 2017 (1h 26min)

De Gérard Pautonnier

Avec Jean-Pierre Bacri, Arthur Dupont, Olivier Gourmet

Nationalités Français, Belge, Polonais

 

 

Dans une petite ville perdue au milieu de nulle part, le commerce de pompes funèbres d’Edmond Zweck bat de l’aile. L’entreprise ne compte plus que deux employés : Georges, le bras droit de Zweck, et Eddy, un jeune homme encore novice dans le métier. Un beau matin, pourtant, un mort pointe son nez. L’espoir renaît. Georges et Eddy sont chargés de mener le défunt jusqu’à sa dernière demeure. Mais, à la recherche du cimetière qui s’avère introuvable, le convoi funéraire s’égare et le voyage tourne au fiasco.

 

 
 
banniere grand froid
 
Critiques 
 

Quelle bonne nouvelle d'apprendre, un bon matin, qu'un homme est mort, enfin, pour de bon. Il était temps. L'histoire se déroule dans une petite ville perdue au milieu de nulle part, en plein cœur de l'hiver. Edmond Zweck (Olivier Gourmet), propriétaire résigné d'un commerce de pompes funèbres qui agonise lentement apprend la nouvelle avec le peu de personnel qu'il lui reste : Georges (Jean-Pierre Bacri), le bras droit de Zweck, et Eddy (Arthur Dupont), le bras droit de Georges. L'espoir renaît. Eddy et Georges sont chargés de mener ce défunt jusqu'à sa dernière demeure. Le voyage tourne alors au désastre.

Titre, décors, propos et thèmes abordés peuvent sembler rédhibitoires. La mort, ce sujet qui révulse et inquiète tant. Dans quel état allons-nous ressortir de ce film ? Encore un film qui va ruiner mon humeur de la journée ? La véritable question que pose ce film est la suivante : peut-on rigoler de tout, et notamment de la mort ? Gérard Pautonnier nous prouve que oui… Il va faire le choix d’une mise en scène remarquable avec une touche artistique personnelle : une intemporalité, des décors lumineux et des situations plus cocasses les unes que les autres. De nombreuses scènes sont tournées, en duo ou en trio, créant ainsi des interactions entre les acteurs qui se retrouvent dans de nombreux cas en huis clos. C’est ainsi que vont pouvoir se déchaîner les émotions, les frustrations et les situations incongrues entre ces personnages. Cette histoire surréaliste, afin d’être partagée pour un plus grand nombre, se devait d’être jouée de la manière la plus réaliste qui soit. Les personnages sont hauts en couleurs et deviennent attachants pour certains : Madame Cisca (Françoise Oriane) est à mourir de rire, le prêtre (Sam Karmann) est imparfait à l’inverse de Pierre et Paul exemplaires, Philippe Vieux qui joue le rôle d’un fossoyeur est également bon. Mais que dire de ce trio magique : Geroges (Jean-Pierre Bacri), Edmont (Olivier Gourmet) et Eddy (Arthur Dupont) ? Les personnages et leurs actions sont vus à l’avance gros comme une maison. Tout est prévisible. Tout est joué d’avance, tant attendu, et pourtant, plus d’une fois le spectateur est pris à revers… Attention à votre cœur, mesdames et Messieurs le défibrillateur n’est pas loin !

  

creepy cinema metz

 

Date de sortie 14 juin 2017 (2h 10min)

De Kiyoshi Kurosawa

Avec Hidetoshi Nishijima, Yuko Takeuchi, Teruyuki Kagawa

Nationalité Japonais

 

 

Interdit aux moins de 12 ans

Un ex-détective devenu professeur en criminologie s’installe avec son épouse dans un nouveau quartier, à la recherche d’une vie tranquille. Alors qu’on lui demande de participer à une enquête à propos de disparitions, sa femme fait la connaissance de leurs étranges voisins.

 

 
 
 
 
 
Critiques 

nos patriotes cinema metz

 

Date de sortie 14 juin 2017 (1h 47min)

De Gabriel Le Bomin

Avec Marc Zinga, Alexandra Lamy, Pierre Deladonchamps

Nationalité Français

 

 

Après la défaite française de l'été 1940, Addi Ba, un jeune tirailleur sénégalais s'évade et se cache dans les Vosges. Aidé par certains villageois, il obtient des faux papiers qui lui permettent de vivre au grand jour. Repéré par ceux qui cherchent à agir contre l'occupant et qui ne se nomment pas encore "résistants", il participe à la fondation du premier "maquis" de la région.

 

 
 
 
 
Critiques 

ava cinema metz

 

Date de sortie 21 juin 2017 (1h 45min)

De Léa Mysius

Avec Noée Abita, Laure Calamy, Juan Cano

Nationalité Français

 

 

Ava, 13 ans, est en vacances au bord de l'océan quand elle apprend qu'elle va perdre la vue plus vite que prévu. Sa mère décide de faire comme si de rien n’était pour passer le plus bel été de leur vie. Ava affronte le problème à sa manière. Elle vole un grand chien noir qui appartient à un jeune homme en fuite…

 

 

 

 

Critiques 
 
Télérama
 

Lyrisme noir, bigarré, solaire. Dès la première séquence éclate le talent de Léa Mysius. Sur une plage, des estivants en maillot, les pieds dans l'eau. Tableau rayonnant mais menacé par le passage éclair d'un grand chien noir qui slalome et vient lécher le ventre d'Ava, 13 ans, endormie. Pour cette enfant déjà femme, l'été sera décisif : elle vient d'apprendre qu'elle va bientôt perdre la vue. A l'angoisse qui la tenaille se mêle une urgence de vivre, de désirer. Mais quoi ? A la différence de sa mère (Laure Calamy, épatante comme d'habitude), gentiment collante, impudique, qui trouve facilement un amant, le rapport d'Ava au monde comme à son propre corps est plus compliqué. Là voilà donc qui cherche, expérimente, teste ses limites, se bande les yeux au bord du vide. Et kidnappe le chien noir, parce que son propriétaire, Juan, un Gitan sexy et SDF, l'attire sans qu'elle le sache forcément.
Tout va vite, dans une confusion constructive de sensations et de sentiments. La peur du noir se télescope avec son attrait. C'est un festival des sens, que la mise en scène décuple, en déployant musique (de la contrebasse percutante à l'envol d'une mélopée électro hispanisante, la BO est un régal !), couleurs saturées, élans et effets de ruptures. Scénariste (elle a coécrit Les Fantômes d'Ismaël, d'Arnaud Desplechin) et réalisatrice de plusieurs courts métrages, Léa Mysius a créé une forme originale pour ce récit d'initiation et d'émancipation. Le film croise la fable, décolle du réalisme — sauf vers la fin, dans le camp des Gitans, partie nettement moins intense, qui s'enlise. Du mouvement, sinon, il y en a toujours. Ava file en char à voile ou en moto, cavale sur la plage, porte secours au Gitan poignardé, détrousse avec lui des nudistes, carabine au poing. Comme dans un western.
L'exaltation et l'aventure de la première fois, l'amour comme un jeu enivrant et dangereux, mais aussi la métaphore politique d'une France au champ de vision rétréci, qui traque et harcèle. Voilà ce que réserve ce premier film enthousiasmant, faisant la part belle à la nudité, au malaise, au plaisir. Noée Abita (une révélation) s'y donne corps et âme, sans sourire ni pleurer. Le regard que la réalisatrice pose sur cette frondeuse et son bandit n'en est que plus désirable : Juan, la gouape indolente, idole assise en haut d'un vestige de blockhaus, et Ava qui s'approche de lui, tel un animal mythologique. Beauté sauvage de la jeunesse, de sa pleine affirmation.

 

Les inrocks

Que se passe-t-il pour une fille de 13 ans quand on passe ses vacances d’été seule avec sa mère envahissante, que l’ennui guette, que la vue est menacée par une sombre et rare maladie, que le désir monte au ventre et qu’on ne sait ni le nommer ni le maîtriser ? C’est ce sujet banal que sonde et raconte Ava, premier film pas banal d’une certaine Léa Mysius (elle a coscénarisé le Desplechin, c’est son Cannes et son année), une petite bombe d’énergie et de sensualisme, d’inventivité scénaristique et plastique, dopée par une bo haute en couleurs.

Un désir d’émancipation plus fort que tout

Ava trompe d’abord son ennui avec un chien noir, qu’elle kidnappe à un jeune sdf qui traine dans le coin. Le chien est sa porte d’entrée dans le désir, l’objet transitionnel qui assurera de fait la rencontre avec le sdf sexy, Juan. Ava n’a que 13 ans mais l’urgence de sa libido, de sa maladie et de son envie d’émancipation est plus forte que tout. Comme dans Les Amants de la nuit, Ava et Juan, c’est nous deux contre le reste du monde, ce sont toutes les enthousiasmantes premières fois : la jouissance, l’aventure, le jeu, le transformisme, la fugue… Ni les mères, ni la société, ni les flics, ni les familles gitanes ne peuvent résister à la fougue et au sentiment d’invincibilité de la jeunesse, à l’éveil de l’amour et de la sexualité, à la profondeur océanique du continent noir, à l’ivresse de devenir pleinement soi. “Teenage lust”…

Une mise en scène sensuelle

Si le film présente des situations de sexualité frontale, c’est surtout de chaque pore de la mise en scène que suinte le sensualisme : le soleil et la mer, la photographie scintillante comme une peau luisante, le chien noir qui vient lécher le ventre d’Ava, la menace de la maladie qui exacerbe la vie et le désir, la sexualité extravertie de la mère, la beauté sauvage du bad boy Juan, la nudité solaire, l’anfractuosité d’une formation rocheuse pareille à une fente secrète, la musique qui chauffe les sens…

Les acteurs portent et incarnent cette idée du film qui rime avec sexe et liberté. Juan Cano est beau et dangereux comme une gouape pasolinienne, Laure Calamy est constante dans la cocasserie mutine dans un rôle qui décline un peu celui de Un Monde sans femmes de Guillaume Brac (où nous l’avions personnellement découverte avec un enchantement qui ne s’est pas démenti depuis).

Quand à Ava, c’est Noée Abita, qui fait une entrée fracassante en cinéma : la chevelure brune en bataille, les yeux immenses et profonds, une moue boudeuse du genre qui symbolisa le rock et l’adolescence en révolte, d’Elvis à Mick Jagger, un corps d’amazone… Ava, Noée, Léa, nouvelles étoiles qui surgissent et explosent comme un feu d’artifice de fraîcheur et de féminité dans le ciel cannois.

 

ana mon amour cinema metz

 

Date de sortie 21 juin 2017 (2h 05min)

De Calin Peter Netzer

Avec Mircea Postelnicu, Diana Cavaliotti, Carmen Tanase

Nationalités Roumain, Allemand, Français

 

 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

L’histoire d’amour d’Ana et Toma commence dans une chambre d’étudiant.

Ils sont jeunes, beaux, sensibles et exaltés ; ils s’aiment furieusement et rêvent de refaire le monde.

Mais quand vient le temps d’affronter leurs démons, réels ou imaginaires, les amoureux s’accrochent désespérément l’un à l’autre, au risque de tout faire voler en éclats.

 

 

Critiques 

 
Télérama
 
Raconter plus de dix ans d'une histoire d'amour en prenant soin d'éviter tout lyrisme romanesque, c'est la curieuse démarche de ce film roumain. L'émotion n'en sort pas gagnante, on s'en doute. Mais une étrange réflexion sur le couple prend forme à travers les relations d'Ana, jeune femme sujette à des crises d'angoisse, et Toma, jeune homme en thérapie. En cherchant dans l'approche psychanalytique la clé des comportements, le film construit, paradoxalement, du mystère. Ana, fragile et dépendante, change du tout au tout. Toma, lui, se fait menaçant... Le réalisateur nous invite à savourer cette complexité... parfois déroutante.
 
Les inrocks
 

Dix années chaotiques de la vie d’Ana et Toma, un couple d’étudiants de Bucarest, entre amour et folie. Histoire d’amour fou, donc, mais plus au propre qu’au figuré, puisque la jeune femme montre des signes de phobie et de dépression graves, qui laissent son amant désemparé.

Cette dérive pathologique s’insinue par bribes dans un récit-maelström à la temporalité chamboulée – et au filmage chaloupé. Les différents stades de la relation, montrés dans le désordre, se repèrent essentiellement grâce à l’évolution de la chevelure de Toma, toison échevelée au départ qui se raréfie au fil des ans et finit par friser la calvitie.

Une impression de bribes arrachées au réel

L’essentiel étant de donner en permanence une impression de bribes arrachées au réel : pur simulacre naturaliste, certes, mais qui fonctionne assez bien et surprend en permanence le spectateur (même si la gymnastique mentale qu’on lui impose est épuisante).

L’intimité des deux amants toxiques est contrebalancée, ou plutôt contrecarrée, par la présence de la famille et de la société roumaine paternaliste. Outre les altercations avec les parents, il y a le recours-confession de Toma à un prêtre orthodoxe, qui donne lieu à une séquence belle et étrange.

Un retournement de la situation initiale

On n’en dira pas autant du fil rouge psychanalytique du film, constitué par les séances de thérapie de Toma, jalons voyants pour distancier l’histoire d’amour oppressante. Comme s’il fallait absolument éviter la subjectivité dans la description d’un phénomène pernicieux.

Mais ce pataud leitmotiv du psy n’est qu’une faute de goût ponctuelle au regard de l’intensité du processus global – qui n’est de toute façon pas si désordonné qu’il veut en avoir l’air, puisqu’il laisse apparaître une évolution, et qu’au bout du compte il y a un retournement de la situation initiale, qui est à nouveau signifié par une transformation capillaire (d’Ana, cette fois-ci, qui devient blonde aux cheveux courts).

Un propos moderne

Dès lors, ce n’est plus une histoire de folie et d’amour mais la lente et sinueuse rédemption d’une enfant déchue. Ce bouleversement renforce le film car il annule le cliché de la passion vécue comme une spirale suicidaire : Ana guérit, Toma déprime.

Dans l’ensemble, le film se caractérise par un propos plus moderne et une forme plus organique que la majorité des fictions roumaines, souvent engluées dans un magma familial et sociétal. Dans cette anatomie (de l’enfer) du couple, la famille et autres se manifestent mais restent subsidiaires.

 

le grand mechant renard cinema metz

 

Date de sortie 21 juin 2017 (1h 20min)

De Benjamin Renner, Patrick Imbert

Avec Céline Ronte, Boris Rehlinger, Guillaume Bouchède

Nationalité Français

 

 

Ceux qui pensent que la campagne est un lieu calme et paisible se trompent, on y trouve des animaux particulièrement agités, un Renard qui se prend pour une poule, un Lapin qui fait la cigogne et un Canard qui veut remplacer le Père Noël. Si vous voulez prendre des vacances, passez votre chemin…

 

 

 

 

Critiques 

Télérama
 

D'énormes yeux ronds, des oreilles qui pendouillent ou des plumes qui rebiquent : expressives en quelques traits vifs, éclairées tout en douceur par le pinceau, ces bestioles-là ont une dégaine inimitable. Poules, cochon, chien, canard, lapins : la petite communauté fermière serait drôle, même sans le son. Mais en plus, elle cause, et c'est un régal. Version moderne et gentiment azimutée des fables de La Fontaine, cette comédie est l'adaptation réussie de la fameuse (et hilarante) bande dessinée que Benjamin Renner a adaptée lui-même, avec le renfort d'un complice doué, Patrick Imbert.
En trois historiettes tendres et goguenardes, on fait connaissance avec une remuante ménagerie au comportement décalé : une cigogne flemmarde et cabotine qui refile le bébé (au sens propre) à trois gugusses irresponsables qui envisagent de le catapulter chez ses futurs parents. Un renard pas très doué devient malgré lui la « maman » de trois remuants poussins. Dans ce monde bizarre, les poules prennent des cours d'autodéfense, le canard se déguise en père Noël et le lapin, ado ­attardé, fait une gaffe par image.
Cette campagne à l'aquarelle, aussi radieuse et veloutée que les décors d'Ernest et Célestine (le précédent dessin animé de Benjamin Renner), regorge de purs moments burlesques, jouant aussi bien de la malice du dessin que de celle de la bande-son (les voix des comédiens, même les plus « poussins » d'entre eux, sont toutes formidables). Beaucoup de films d'animation prétendent s'adresser au jeune public ­autant qu'à leurs parents. Ce grand ­renard désopilant y parvient comme personne.

 

eraserhead cinema metz

 

Date de sortie 21 juin 2017 (1h 29min)

De David Lynch

Avec Jack Nance, Charlotte Stewart, Allen Joseph

Nationalité Américain

 

 

Interdit aux moins de 16 ans

Un homme est abandonné par son amie qui lui laisse la charge d'un enfant prématuré, fruit de leur union. Il s'enfonce dans un univers fantasmatique pour fuir cette cruelle réalité.

 

 

 

 

Critiques 

 
Télérama
 

Un terrain vague, un appartement confiné et oppressant, « une dame dans le radiateur », un poulet mort qui revit, un foetus monstrueux emmailloté... On n'avait jamais vu, auparavant, un tel cauchemar, gluant et charbonneux. Ce premier film fou, sorti en 1977, David Lynch met cinq ans à le réaliser, en épuisant beaucoup de collaborateurs. D'emblée, le futur auteur de Blue Velvet et Mulholland Drive frappe fort, en greffant à l'épouvante une extraordinaire force plastique et métaphysique. Sauve-qui-peut à la Kafka, Eraserhead nous plonge dans le quotidien plus que bizarre de Henry, imprimeur inquiet, qui apprend lors d'un dîner chez les parents de sa copine qu'il est le père d'un prématuré. Obligé de se marier, il emménage avec le bébé et sa mère. Mais, ne supportant plus les couinements anormaux de l'enfant, celle-ci quitte le foyer...
Phobie du sexe, panique devant la paternité, obsession de la malformation : le film est une mine d'or pour psychanalystes. Décor, sons industriels, noir et blanc granuleux, tout obéit à une esthétique malsaine. Cheveux dressés, look pré-eighties, Jack Nance (disparu en 1993 dans des circonstances troubles), ami proche du cinéaste, est inoubliable en père qui perd la tête.

 

repulsion cinema metz

 

Date de sortie 23 juin 2017 (1h 45min)

De Roman Polanski

Avec Catherine Deneuve, Yvonne Furneaux, John Fraser

Nationalité Britannique

 

 

Interdit aux moins de 16 ans

Une jeune manucure belge, Carole, travaille et vit à Londres avec sa sœur Hélène. Carole, introvertie, a des problèmes relationnels avec les hommes. Elle repousse Colin, qui la courtise et n’apprécie pas Michael, l’amant de sa sœur. Quand celle-ci part avec Michael, Carole sombre progressivement dans la névrose. Recluse, elle bascule dans la schizophrénie, et devient hantée par des bruits…

 

 
banniere repulsion
 
Critiques 
  

Magazine juin

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