un vent de liberte cinema metz

 

Date de sortie 19 juillet 2017 (1h 24min)

De Behnam Behzadi

Avec Sahar Dolatshahi, Ali Mosaffa, Ali Reza Aghakhani

Nationalité Iranien

 

 

Niloofar, 35 ans vit seule avec sa mère. Pour protéger celle-ci de la pollution de l’air de Téhéran,  la famille décide unilatéralement que Niloofar devra déménager et vivre avec sa mère à la campagne... Alors qu’elle s’est toujours pliée aux exigences des autres, cette fois elle leur tiendra tête.

 

 

 

 

Critiques 
 
Télérama
 

Sous une cloche d'air pollué, Téhéran s'affaire, comme n'importe quelle métropole. La belle Niloofar, 35 ans, y vit heureuse, en femme urbaine d'aujourd'hui. Elle veille sur sa vieille mère, organise le travail des ouvrières de son atelier de couture, passe chez le garagiste pour faire réparer sa voiture et trouve le temps de flirter avec un homme charmant. Mais quand les médecins ordonnent à sa maman d'aller respirer le bon air de la campagne, tout change pour Niloofar. Son frère et sa soeur décident qu'elle partira, elle aussi ; son atelier sera vendu. Et elle n'a rien à dire.
La vie moderne n'est-elle qu'une illusion à Téhéran ? Autour de son héroïne rayonnante, le réalisateur fait tomber les masques pour révéler un horizon bien sombre. Au point que l'affront fait à Niloofar, brutalement condamnée à un destin moyenâgeux, bouscule à peine l'ordre établi. Comme dans Une séparation (2011) d'Asghar Farhadi, les personnages s'affrontent à l'intérieur d'une société qui absorbe tout, même l'envie de révolte. Ce climat de tension, très maîtrisé par le moins connu Behnam Behzadi, pousse son Vent de liberté vers la fable.
La pollution, qui inverse les couches d'air chaud et d'air froid dans l'atmosphère, devient le signal d'alarme métaphorique d'un renversement urgent des valeurs. Un mur abattu dans l'atelier de couture dit le besoin, pour les femmes, de repousser les barrières... Un discours efficace et fort, porté par la délicatesse des portraits de Niloofar et de sa jeune nièce, qui se fait son alliée. Espoir d'une génération nouvelle, d'une (r)évolution à venir...

 

L'obs

Une jeune femme, célibataire, est désignée par la famille pour s'occuper de la vieille maman malade. Quitter Téhéran, ville ultra-polluée, est nécessaire. Frères, cousins, belles-sœurs, tout le monde considère que Niloofar est corvéable à merci. Mais elle se rebelle, exige sa liberté, et la famille se fracture…

Behnam Behzadi, photographe, acteur de théâtre, professeur de cinéma à Téhéran, a signé un film qui résume sa démarche : "Bending the Rules" (2013) – contourner les règles.

Le message politique est simple : liberté pour les femmes. La réalisation, elle, est directe : dialogues importants, images de la ville noyée dans le brouillard, dramatisation en douceur. Le visage de l'actrice principale, Sahar Dolatshahi, possède une force d'émotion rare : il suffit de la voir, tout le film est déjà là.