downsizing cinema metz

 

Date de sortie 10 janvier 2018 (2h 16min)

De Alexander Payne

Avec Matt Damon, Kristen Wiig, Christoph Waltz

Nationalité Américain

 

 

Pour lutter contre la surpopulation, des scientifiques mettent au point un processus permettant de réduire les humains à une taille d’environ 12 cm : le "downsizing". Chacun réalise que réduire sa taille est surtout une bonne occasion d’augmenter de façon considérable son niveau de vie. Cette promesse d’un avenir meilleur décide Paul Safranek  et sa femme à abandonner le stress de leur quotidien à Omaha (Nebraska), pour se lancer dans une aventure qui changera leur vie pour toujours.

 

  

 

Critiques
 
downsizing
 
Le Parisien
 

Famine, surpopulation, catastrophes environnementales... Plus d'inquiétude : Alexander Payne, le réalisateur de « M. Schmidt » ou « The Descendants », a la solution avec « Downsizing », où des scientifiques proposent de réduire la taille des humains volontaires à... 12 cm, qui sont ainsi capables de se sustenter avec de très faibles quantités et de ne plus polluer. Mais rien ne va se passer comme prévu pour son héros « réduit », interprété par Matt Damon. Décryptage de ce film fou avec Alexander Payne, rencontré à Paris.

Satire sociale plus que science-fiction. Dans le futur, un Américain moyen, Paul, décide de se faire réduire à une taille de 12 cm pour sauver la planète. Rejoignant une cité où tous les immeubles et habitants sont ainsi réduits, Paul va vite voir les avantages de sa nouvelle situation : il peut désormais, avec ses économies, consommer beaucoup plus. Mais tout va aller de travers. Paul rencontrera sur place une réfugiée vietnamienne, elle aussi réduite, une femme très combative qui fait la chasse au gaspillage pour nourrir les laissés-pour-compte... « Ce n'est pas un film de science-fiction, tranche Alexander Jayne. C'est surtout une satire sociale, un film politique : Downsizing évoque beaucoup d'aspects de notre vie moderne que je n'aime pas beaucoup... »

Des héros ordinaires. Payne et ses comédiens démontent des idées actuelles telles que la mixité sociale à tout prix ou le tout humanitaire, et s'insurgent contre le consumérisme à outrance. Le tout vu à travers le prisme d'un héros ordinaire, tel que ceux que le cinéaste a toujours aimés. « À quoi bon faire du cinéma, sinon ? sourit-il. Les films qui me touchent le plus, ce sont les Capra des années 1930, les Rossellini des années 1950... Le cinéma est un miroir. Je viens d'un milieu très classe moyenne, je parle de ce que je connais. »

Des acteurs au top. Grand amoureux des comédiens, qui le lui rendent bien, Payne s'est entouré d'acteurs épatants : Matt Damon, tout en nuances dans le rôle de Paul, ou Christoph Waltz, déchaîné dans celui d'un Serbe fêtard qui se fait « réduire » pour mieux flamber. Mais la vraie révélation du film est une inconnue : Hong Chau, sidérante de fougue rebelle dans la peau de la réfugiée vietnamienne. « Je n'ai pas peur de le dire, elle est si excellente qu'elle kidnappe littéralement le film, lâche le réalisateur. Dès qu'elle est à l'écran, on ne voit plus qu'elle ! »