dark river cinema metz

 

Date de sortie 11 juillet 2018 (1h 29min)
De Clio Barnard
Avec Ruth Wilson, Mark Stanley, Sean Bean
Nationalité Britannique

 

 

Après la mort de son père et quinze ans d'absence, Alice revient dans son Yorkshire natal réclamer la ferme familiale qui lui était promise. Mais son frère Joe, usé par les années à s'occuper de l'exploitation et de leur père malade, estime que la propriété lui revient. Malgré les trahisons et les blessures du passé, Alice va tenter de reconstruire leur relation et sauver la ferme.

 

 

 

 

 

Critiques
 
Télérama
 
« Mon père m’a laissé un arpent de terre », la chanson folk, revisitée par la voix spectrale de PJ Harvey, encadre un film en forme de conte vénéneux. La terre comme une malédiction, le retour d’un passé qu’Alice, l’héroïne, a mis quinze ans à enfouir. A la mort de son père, la jeune éleveuse de moutons revient à la ferme familiale se disputer avec son frère l’encombrant héritage. Originaire du Yorkshire, Clio Barnard y avait déjà situé son film précédent, Le Géant égoïste, sur deux gamins glaneurs de ferraille dans une Angleterre laminée par la crise. On retrouve ici son goût pour les cieux bas et les personnages mal-aimés et butés. Chiche en dialogues — à bon escient —, Dark River raconte avant tout le combat d’une sœur en quête de résilience et celui d’un frère torturé par la culpabilité. A l’image des toisons des moutons qui n’en finissent pas de repousser, les traumatismes des enfants sacrifiés ne cessent de ressurgir…
 
Le Parisien
 

Après la mort de son père et quinze ans d’absence, Alice (Ruth Wilson) revient dans le Yorkshire réclamer la ferme familiale qui lui était promise et renouer contact avec son frère.
Après quinze ans d’absence, Alice retourne dans la ferme familiale du Yorkshire au lendemain de la mort de son père. Son frère y travaille depuis toujours, mais l’exploitation est mal tenue et Alice a bien l’intention de la reprendre en mains. Alors qu’elle s’oppose à son frère sur la façon de gérer la ferme, de douloureux souvenirs refont surface… Entre la dureté du travail avec le troupeau, l’âpreté des relations entre le frère et la sœur et la violence de la mémoire, « Dark river » crée une atmosphère lourde comme un ciel de crachin anglais.

Sombre, mais sobre et très juste, ce beau film nous entraîne jusqu’au drame pour finir par une petite éclaircie.

 

Magazine juillet - août

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