have a nice day cinema metz

 

Date de sortie 11 juillet 2018 (1h 17min)
De Liu Jian
Avec Zhu Changlong, Yang Siming, Cao Kou
Animation
Nationalité Chinois

 

 

Une sombre pluie va s’abattre sur une petite ville du sud de la Chine. Xiao Zhang, simple chauffeur pour le compte d’un mafieux local, dérobe à son patron un sac rempli de billets. Alors que la nuit tombe, la nouvelle de cet acte désespéré se répand très vite et tous se lancent à la poursuite de Xiao Zhang et du sac.

 

 

 

 

Critiques
 
Le Nouvel Obs 
 
Présenté il y a un an en compétition à la Berlinale puis déprogrammé à la hâte par le Festival d'Annecy sous la pression des autorités chinoises, ce film d'animation, très politique et social, sort enfin en salles. Bonne nouvelle tant cette pépite fielleuse et rageuse mérite d'être découverte. Autour du vol d'une forte somme d'argent dérobée à un mafieux par son chauffeur, le cinéaste dessine le cercle concentrique de la loi de l'emmerdement maximal, avec, au programme, jets de sang et meurtres à la chaîne. Une fiction pluvieuse, poisseuse et désespérée, raison probable de la censure chinoise. Le trait du dessin est à l'image du scénario : au scalpel, crépusculaire et inconfortable.
 
Télérama
 

Un mafieux local se souvient, nostalgique, de son enfance et en particulier d’un homme ligoté devant lui… Un tueur à gages très professionnel, mais qui commence à s’ennuyer dans son métier, s’apprête à tuer un jeune type, mais répond tout de même à son portable qui sonne : « Non merci, je ne suis pas intéressé par des volets roulants. » Ailleurs, un couple qui vient de voler un sac plein de billets se dispute, la nuit, en voiture : madame ne comprend pas pourquoi monsieur veut utiliser l’argent pour monter une start-up…

Le dernier polar absurde et bavard de Quentin Tarantino ? Non, un ovni du cinéma d’animation qui sort, enfin, après avoir été censuré par les autorités chinoises au festival d’Annecy en 2017. A partir d’un pactole (dérobé, au départ, pour aider à réparer une opération de chirurgie esthétique loupée) qui passe de main en main et laisse autant de cadavres sur sa route, Liu Jian réalise un petit bijou d’humour noir et absurde, sous une pluie diluvienne. Magnifiquement dessinés, les paysages de zones industrielles désolées, où clignotent, encore, quelques enseignes de bars désertiques, évoquent la Chine de Jia Zhang-ke où chacun veut sa part de gâteau du capitalisme sauvage. Mais soudain, dans la nuit couleur encre, miroite une étendue d’eau que l’on croirait pouvoir toucher, et les phares d’une voiture auréolent un champ de joncs, comme des lucioles géantes : ce violent film de genre comporte aussi des images qui frappent par leur beauté d’estampe.

 

Magazine juillet - août

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