justice league cinema metz

 

Date de sortie 15 novembre 2017 (2h 00min)

De Zack Snyder

Avec Ben Affleck, Henry Cavill, Gal Gadot

Nationalité Américain

 

 

Après avoir retrouvé foi en l'humanité, Bruce Wayne, inspiré par l'altruisme de Superman, sollicite l'aide de sa nouvelle alliée, Diana Prince, pour affronter un ennemi plus redoutable que jamais. Ensemble, Batman et Wonder Woman ne tardent pas à recruter une équipe de méta-humains pour faire face à cette menace inédite. Pourtant, malgré la force que représente cette ligue de héros sans précédent – Batman, Wonder Woman, Aquaman, Cyborg et Flash –, il est peut-être déjà trop tard pour sauver la planète d'une attaque apocalyptique…

 

 

 

 

Critiques
 
 
le brio cinema metz

 

Date de sortie 22 novembre 2017 (1h 35min)

De Yvan Attal

Avec Daniel Auteuil, Camélia Jordana, Yasin Houicha

Nationalité Français

 

 

Neïla Salah a grandi à Créteil et rêve de devenir avocate. Inscrite à la grande université parisienne d’Assas, elle se confronte dès le premier jour à Pierre Mazard, professeur connu pour ses provocations et ses dérapages. Pour se racheter une conduite, ce dernier accepte de préparer Neïla au prestigieux concours d’éloquence. A la fois cynique et exigeant, Pierre pourrait devenir le mentor dont elle a besoin… Encore faut-il qu’ils parviennent tous les deux à dépasser leurs préjugés.

 

 

 

  

Critiques
 
Figaro
 
Elle arrive en retard et très peu discrètement dans un amphi bondé de la fac de droit d’Assas pendant un cours magistral. Aussitôt, le professeur fait d’elle la cible de son ironie cinglante. Elle riposte avec insolence. Ainsi commence la relation frondeuse de Neila Salah (Camélia Jordana) et Pierre Mazard (Daniel Auteuil), qui va les conduire ensemble jusqu’au sommet du Brio : le concours annuel d’éloquence.
 
Le point
 

Pour "Le Brio", son cinquième long métrage en salles mercredi, Yvan Attal plonge dans les cités de son enfance à Créteil et signe une comédie à thèse, où une jeune fille issue de l'immigration algérienne, Neila Salah, franchit tous les obstacles pour devenir brillante avocate à travers un concours d'éloquence.
Après "Ma femme est une actrice" (avec sa compagne Charlotte Gainsbourg), ou encore "Ils sont partout", sur les clichés antisémites, l'acteur - réalisateur poursuit dans la veine introspective: "Cette histoire, c'est la mienne en fait. Je suis issu d'une famille d'Algérie, pas musulmane (de juifs séfarades, ndlr) qui arrive d'Algérie après l'indépendance avec rien", constate-t-il.
"J'ai grandi dans une cité à Créteil à côte de la cité où on a tourné. Mes parents ne m'ont pas donné des livres à lire, ne m'ont pas amené à l'opéra et pour reprendre les dialogues du film, je n'ai pas eu la chance de faire du solfège et du char à voile à l'Ile de Ré. Pour des raisons mystérieuses j'ai eu envie d'être acteur, je me suis inscrit dans un cours de théâtre et là je suis tombé sur un professeur qui m'a fait découvrir Molière, Marivaux, Musset, Shakespeare et les autres. Et aujourd'hui, grâce à lui, je suis acteur et réalisateur."
De ce parcours, Yvan Attal tire la conclusion que "tout est possible, même si on est à une autre époque, qu'il y a des difficultés supplémentaires, même si on porte un nom qui est difficile à porter pour certains". "On ne peut pas toujours brandir la carte de la discrimination toute la journée. Il faut se bouger le cul", lance-t-il.
Message transparent, dans cette comédie qui doit tout son charme aux performances de Daniel Auteuil en vieux prof réac, et surtout de Camélia Jordana, dont le parcours semble étayer la démonstration du film: la jeune chanteuse d'origine algérienne révélée par "La Nouvelle star" connaît un début de carrière plus que prometteur dans la chanson comme au cinéma.
Camélia Jordana sait à merveille faire ressentir au spectateur l'humiliation ressentie par Neïla, brutalement interpellée par le professeur Pierre Mazard en plein amphi de droit à Assas où elle arrive en retard le jour de la rentrée. "Typique", lance le vieux maître, hué par les étudiants qui le traitent de raciste.
"C'est un film chauvin"

Pour Yvan Attal, Mazard "n'est pas raciste, c'est un provocateur, c'est quelqu'un qui nous sort de notre zone de confort, même s'il dérape, évidemment, comme ces intellectuels qui pour nous démontrer une idée vont un peu trop loin mais peut-être que l'intention n'était pas mauvaise".
Le film raconte donc une rencontre entre deux êtres que tout sépare: le professeur provocateur à la Houellebecq, toujours sur le point de "déraper", et la jeune Neïla que tout à la fac renvoie à sa condition de fille de l'immigration et de banlieusarde, jusqu'au vigile noir à l'entrée qui lui réclame systématiquement sa carte d'étudiante.
Mazard, acculé au conseil de discipline pour ses écarts de langage, accepte pour se couvrir de former Neïla au concours d'éloquence annuel et c'est l'occasion de scènes savoureuses et d'un bel hommage à la littérature.
"C'est un film chauvin, on fait référence au patrimoine culturel, à nos auteurs", revendique Yvan Attal. Il place d'ailleurs en début de film de courts extraits de Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Claude Lévi-Strauss et Romain Gary, pour qui "la France est le plus beau pays du monde", en appui de sa démonstration.
"Attention, je n'ai pas voulu asséner de message avec ce film, j'ai voulu raconter une histoire où les gens rigolent, sont émus, et que si possible certains sujets émergent entre les lignes", dit le réalisateur. Difficile pourtant de ne pas voir dans le film une leçon d'assimilation appuyée en direction d'une "certaine jeunesse qui ne se remet pas en question".

 
c est tout pour moi cinema metz

 

Date de sortie 29 novembre 2017 (1h 43min)

De Nawell Madani, Ludovic Colbeau-Justin

Avec Nawell Madani, François Berléand, Mimoun Benabderrahmane

Nationalité Français

 

 

Depuis toute petite, Lila veut devenir danseuse, n’en déplaise à son père.
Elle débarque à Paris pour réaliser son rêve…
Mais de galères en désillusions, elle découvre la réalité d’un monde qui n’est pas prêt à lui ouvrir ses portes.
A force d’y croire, Lila se lance dans une carrière d’humoriste.
Elle n’a plus qu’une idée en tête : voir son nom en haut de l’affiche, et surtout retrouver la fierté de son père.

 

 

Critiques
 
Télérama
 
Même si son père ne veut pas en entendre parler, Lila rêve de danser et monte à Paris, après de nombreuses galères. C’est son humour qui va la mener en haut de l’affiche… Nawell Madani, ­humoriste révélée en 2012 au Jamel Comedy Club, s’inspire de son propre parcours, en l’enrichissant d’une belle séquence en prison qu’elle n’a heureusement pas vécue. Bourrée de vannes, forcément, cette comédie ­balisée, mais énergique, à l’image de son interprète et coréalisatrice, bénéficie, aussi, de la présence de François Berléand en mentor sensible. 
 
le bonhomme de neige cinema metz

 

Date de sortie 29 novembre 2017 (1h 59min)

De Tomas Alfredson

Avec Michael Fassbender, Rebecca Ferguson, Charlotte Gainsbourg

Nationalités Britannique, Américain, Suédois

 

 

Interdit aux moins de 12 ans

Lorsque le détective d’une section d’élite enquête sur la disparition d’une victime lors des premières neiges de l’hiver, il craint qu’un serial killer recherché n’ait encore frappé. Avec l’aide d’une brillante recrue, il va tenter d’établir un lien entre des dizaines de cas non élucidés et la brutalité de ce dernier crime afin de mettre un terme à ce fléau, avant la tombée des prochaines neiges.

 

 

   

Critiques
 
Télé Loisirs
 

"La première neige ne tardera pas. C'est alors qu'il tuera de nouveau". Vous vous êtes toujours émerveillez devant les premiers flocons de neige ? Pas sûr que cela soit encore le cas après avoir découvert le premier trailer de The Snowman, en français Le bonhomme de neige. Adapté du best-seller éponyme de l'écrivain norvégien Jo Nesbo, le film met en scène l'une des enquêtes menées par l'inspecteur Harry Hole, interprété à l'écran par Michael Fassbender (saga X-Men, Alien Covenant...).

Lorsque le détective enquête sur la disparition d’une victime lors des premières neiges de l’hiver, il craint qu’un serial killer recherché n’ait encore frappé. Avec l’aide de Katrine Bratt (Rebecca Ferguson), nouvelle et brillante recrue au sein de la section criminelle, il tente d’établir un lien entre des dizaines de cas similaires non élucidés et la brutalité de ce dernier crime. Une véritable course contre la montre s'engage. Objectif ? Trouver le serial killer, et le mettre hors d'état de nuire, avant la tombée des prochaines neiges...

Tourné entièrement en Norvège dans les villes d’Oslo, Bergen et dans la région de Rjukan, ce polar glaçant (et les premières images le confirment !) est réalisé par le suédois Tomas Algfredson (Morse, La taupe). Outre Michael Fassbender et Rebecca Ferguson, on retrouvera au casting l’oscarisé J.K. Simmons (Whiplash), Val Kilmer ou encore Charlotte Gainsbourg.

 
coco cinema metz

 

Date de sortie 29 novembre 2017 (1h 45min)

De Lee Unkrich, Adrian Molina

Avec Andrea Santamaria, Ary Abittan, François-Xavier Demaison

Animation

Nationalité Américain

 

 

Depuis déjà plusieurs générations, la musique est bannie dans la famille de Miguel. Un vrai déchirement pour le jeune garçon dont le rêve ultime est de devenir un musicien aussi accompli que son idole, Ernesto de la Cruz.
Bien décidé à prouver son talent, Miguel, par un étrange concours de circonstances, se retrouve propulsé dans un endroit aussi étonnant que coloré : le Pays des Morts. Là, il se lie d’amitié avec Hector, un gentil garçon mais un peu filou sur les bords. Ensemble, ils vont accomplir un voyage extraordinaire qui leur révèlera la véritable histoire qui se cache derrière celle de la famille de Miguel…

 

Critiques
 
Le Figaro
 

Les studios Disney-Pixar reviennent avec un film d'animation soigné et inventif, qui tout en s'amusant à jouer avec la mort permet aux enfants de prendre conscience de ce que représente la notion de mémoire familiale.

Après le décevant Voyage d'Arlo et le très classique Vaiana, le traditionnel film d'animation Disney de Noël trouve en Coco un parfait exemple de réussite.
Le pari était complexe. Car la thématique de Coco consiste à évoquer la mort et la transmission familiale à travers la Fête nationale mexicaine (el Dia de los muertos, ce qui chez nous s'apparente à la période de la Toussaint). Il n'est pas étonnant que ce projet prévu pour 2015 ait été finalement repoussé à décembre 2017, même si les premiers voyages de l'équipe du film au Mexique remontent à 2011.

Parfois, il convient de laisser décanter une histoire, pour qu'elle puisse gagner en intensité. Les réalisateurs Adrian Molina et Lee Unkrich (déjà auteur du très émouvant Toy Story 3) ont eu la sagesse de passer six ans à approfondir le projet et à peaufiner le scénario.
Bien leur en a pris. Le film est splendide et réserve un dernier tiers sur le fil de l'émotion, qui poussera certains spectateurs à sortir leur mouchoir.
L'histoire de Coco met en place un jeune héros, Miguel, mal à l'aise dans sa propre lignée familiale. Depuis déjà plusieurs générations, la musique a été bannie de sa famille. Ce qui pour lui s'avère un vrai déchirement car il sent bien qu'au fond de lui un instinct le pousse à devenir musicien, à la manière du célèbre mariachi Ernesto de la Cruz, qui a décidé de tout abandonner pour donner libre cours à sa passion pour la musique.

Bien décidé à prouver son talent, Miguel, par un étrange concours de circonstances, se retrouve propulsé dans un endroit aussi étonnant que coloré: le monde des ancêtres, où il se lie d'amitié avec le sympathique arnaqueur Hector. Ensemble, ils vont accomplir un voyage extraordinaire qui leur révélera la véritable histoire qui se cache derrière celle de la famille de Miguel.
Mondes antithétiques

Même les enfants entre 4 et 7 ans pourront comprendre la confrontation entre ces deux mondes antithétiques. Les animateurs ont bien fait attention à différencier le monde des vivants, traité plutôt sur un mode horizontal, du monde des morts dont la verticalité est assez vertigineuse.
Bien évidemment, le film ne pourra échapper à la comparaison avec La Légende de Manolo, ce conte féerique à l'esthétique imprégnée de folklore mexicain, qui lui aussi s'amusait avec les codes de la Fête des morts, en lui ajoutant un style baroque et fantastique à la Tim Burton. Pourtant, il dépasse Manolo par l'ampleur de son projet et sa thématique universelle.
Avec une grande sincérité et quelques séquences bouleversantes, Coco plonge dans l'histoire d'une famille, sa mémoire et sa lignée parfois difficile, faite d'aléas imprévisibles liés à l'héritage ainsi qu'à une transmission baignée d'amour. Tout en subtilité, Cocofera fondre même les parents les plus rétifs… Sans oublier l'inénarrable Dante, un personnage de chien bête comme ses pieds mais brave et fidèle, un peu comme l'était le Rantanplan de Lucky Luke… Une chose est sûre, Cocoest un film qu'on n'est pas près d'oublier.

 

Télérama

Oubliez les tombes grisâtres et les tristes pluies de la Toussaint. Au Mexique, le Jour des morts est une fête. Une débauche d’ornements somptueux et de teintes fleuries, un carnaval où la mort se pare du chatoiement de la vie. Dernier-né des studios Pixar, Coco prend sa source dans un trésor visuel de crânes, d’étof­fes éclatantes et de créatures mythi­ques. De la petite ville de Santa Cecilia, toute de poussière dorée, où commence l’histoire, à la cité des morts, vision fantastique et baroque de l’au-delà, le film utilise magnifiquement la palette de couleurs et de formes qui lui est offerte. Hommage à la culture mexicaine, ce conte n’en est pas moins une pure création Pixar. Il brasse avec humour et mélancolie les thèmes qui, de Toy Story à Vice versa, finissent par former une grande fresque sur la famille, l’enfance, l’irréversibilité du temps, ce qui est perdu et ce qui persiste entre les êtres…
A Santa Cecilia vit une drôle de famille. Tous cordonniers, de génération en génération, depuis que Papi a plaqué Mamie pour aller pousser la chansonnette. A cause de cet ancien trauma, plus personne n’a le droit de produire la moindre note, le plus petit accord de guitare. Miguel, le petit dernier, est bien décidé à braver le tabou. Son aventure le mènera au monde de ses défunts ancêtres : une formidable mégapole de morts très vivants, de squelettes fantas­ques, attachants et cocasses. Les gags sont en grande partie assurés par le chien de Miguel, invraisemblable bâtard à la langue pensante. Et les délices du pastiche, par le croustillant latin lover à l’ancienne Ernesto de la Cruz et son tube : Ne m’oublie pas. Mais, comme dans une thérapie familiale, c’est de vérité, de mémoire, de résilience qu’il est question. Où la fête des morts est, avant tout, celle de la vie.

 
bienvenue a suburbicon cinema metz

 

Date de sortie 29 novembre 2017 (1h 27min)

De Raymond Depardon

Documentaire

Nationalité Français

 

 

Avant 12 jours, les personnes hospitalisées en psychiatrie sans leur consentement sont présentées en audience, d’un côté un juge, de l’autre un patient, entre eux naît un dialogue sur le sens du mot liberté et de la vie.

 

 

 

 

 

Critiques
 
 
paddington 2 cinema metz

 

Date de sortie 6 décembre 2017 (1h 43min)

De Paul King

Avec Guillaume Gallienne, Hugh Bonneville, Sally Hawkins

Animation

Nationalités Britannique, Français

 

 

Paddington coule des jours heureux chez les Brown, sa famille d’adoption, dans un quartier paisible de Londres, où il est apprécié de tous. Alors qu’il recherche un cadeau exceptionnel pour les cent ans de sa tante adorée, il repère un magnifique livre animé, très ancien, chez un antiquaire. Pas de temps à perdre : il enchaîne les petits boulots pour pouvoir l’acheter ! Mais lorsque le précieux ouvrage est volé, Paddington est accusé à tort et incarcéré. Convaincus de son innocence, les Brown se lancent dans une enquête pour retrouver le coupable…

 

Critiques
 
Télérama
 
Retour à l’écran de l’ourson en duffle-coat, trésor de la littérature british. Douillettement installée dans un Londres de maison de poupées, cette suite a le même charme suranné que le premier film, le même humour vif et candide. Seule créature (habilement) animée, l’aimable Paddington parvient même, en cours d’aventure, à attendrir les taulards les plus endurcis (dont Brendan Gleeson, dans un grand numéro… d’ours mal léché). Un monde doux et pimpant comme une chambre d’enfant, où tout le monde déborde de ­politesse et de bienveillance, à part Hugh Grant, en vieux cabotin retors. Et encore : il s’amuse tellement qu’il en oublie d’être vraiment méchant.
 
santa et cie cinema metz

 

Date de sortie 6 décembre 2017 (1h 35min)

De Alain Chabat

Avec Alain Chabat, Golshifteh Farahani, Pio Marmai

Nationalité Français

 

 

Rien ne va plus à l'approche du réveillon : les 92 000 lutins chargés de fabriquer les cadeaux des enfants tombent tous malades en même temps ! C'est un coup dur pour Santa (Claus), plus connu sous le nom de Père Noël... il n'a pas le choix : il doit se rendre d'urgence sur Terre avec ses rennes pour chercher un remède. À son arrivée, il devra trouver des alliés pour l'aider à sauver la magie de Noël.

 

 

 

 

Critiques
 
Télérama
 

C’est l’histoire du Père Noël qui voit tomber comme des mouches ses quatre-vingt-douze mille lutins, chargés d’emballer nos cadeaux, et fonce sur Terre en traîneau volant, pour trouver de quoi requinquer son petit personnel : à savoir quatre-vingt-douze mille comprimés de vitamine C… En reprenant la tradition américaine des comédies « spécial fêtes de fin d’année », Alain Chabat joue le jeu d’un divertissement familial coloré, doublé d’un spectacle qui dispense joliment du merveilleux grâce à des effets spéciaux à l’esprit enfantin.
Il s’amuse aussi, heureusement, à flirter avec un humour taquin, plus dans sa tradition à lui. Si l’intrigue reste décorative, le charme ne retombe pas. Ce Santa est réellement en bonne compagnie, avec une Mère Noël adorable et grincheuse (Audrey Tautou), des gamins au charme vrai et des apparitions magiques, comme celle de Jean-Pierre Bacri. Avec ce conte sur lequel plane la menace d’un 25 décembre sans cadeaux, Alain ­Chabat semble ­finalement nous parler de lui : il avait perdu son entrain (RRRrrrr !!! manquait cruellement de folie) et sa hotte s’était dangereusement vidée. La voici regarnie.

 
stars 80 la suite cinema metz

 

Date de sortie 6 décembre 2017 (1h 52min)

De Thomas Langmann

Avec Richard Anconina, Patrick Timsit, Bruno Lochet

Nationalité Français

 

 

Quatre ans maintenant que la tournée Stars 80 remplit les salles.
Alors que les chanteurs partent pour une semaine de ski bien méritée, leurs producteurs Vincent et Antoine découvrent qu’ils ont été victimes d’une escroquerie et risquent de tout perdre.
Seule solution pour couvrir leurs dettes : organiser LE concert du siècle en seulement 15 jours !

 

 

 

Critiques
 
 
girls trip

 

Date de sortie 13 décembre 2017 (2h 03min)

De Malcolm D. Lee

Avec Regina Hall, Queen Latifah, Jada Pinkett Smith

Nationalité Américain

 

 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Ryan Pierce, auteure à succès de livres de développement personnel, invite ses trois meilleures amies de l’université - Dina, Lisa et Sasha – qu’elle n’a pas revues depuis plusieurs années, au festival Essence, organisé tous les ans à la Nouvelle-Orléans pour célébrer la diversité et la créativité afro-américaines. Alliances et discordes sont réactivées, le côté sauvage de chacune se réveille et la solidarité féminine est ressuscitée, le tout sous un flot d’alcool, de musique, de soirées, de grabuge et de flirts à en faire pâlir la ville de tous les vices. 

 

Critiques
 
Purepeople
 

Découvrez tout sur la comédie qui a fait hurler de rire l'Amérique.

Au mois de juillet dernier, les écrans américains ont dévoilé la comédie Girls Trip. Avec son budget modeste de 19 millions de dollars, le film peut se targuer aujourd'hui d'avoir récolté plus de 115 millions de billets verts aux États-Unis et d'avoir conquis la presse outre-Atlantique. Sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes, le long métrage de Malcolm D. Lee a récolté 89% d'articles positifs ! À l'heure où sa sortie en France se profile (le 13 décembre), comment expliquer le carton provoqué par ce voyage entre copines ?

UNE SOLIDE ET UNIVERSELLE HISTOIRE D'AMITIÉ

Le sujet de Girls Trip est simple : quatre grandes amies de fac se retrouvent enfin après avoir suivi des chemins un peu différents ces cinq dernières années. Le bilan, les souvenirs d'une amitié indéfectible, les blessures mais aussi l'envie pressante de retrouver la folie et l'énergie des soirées qu'on adorait quand on était étudiante... Voilà bien des choses qui doivent résonner en chacun de nous, femmes ou hommes !

DU RIRE DÉCOMPLEXÉ

Girls Trip n'est pas une comédie bien-pensante et va loin dans ses scènes comiques. L'humour est parfois cru, mais va jusqu'au bout de son idée et entraîne le spectateur dans un délire qui est aussi plus crédible. Rien n'est lisse, elles font des bourdes et se mettent dans des situations impossibles comme beaucoup de groupe d'ami(e)s peuvent en provoquer !

UN CASTING IMPECCABLE

Une businesswoman à la carrière trop éclatante, une infirmière et maman investie qui n'a pas réussi à se remettre de son divorce, une journaliste qui n'a pas réalisé la carrière qu'elle imaginait et une employée de bureau aussi volcanique qu'hilarante. La réussite du film repose donc beaucoup sur les actrices choisies pour ce film : Queen Latifah, figure du rire américain et ultracharismatique en impose en une seule scène, le charme pétillant de Regina Hall, trop rare depuis Scary Movie, opère, Jada Pinkett Smith fait revivre la fêtarde qui sommeillait en elle comme personne et le public va découvrir Tiffany Haddish. Cette dernière n'en finit plus de faire parler d'elle !

UN DÉCOR GÉNIAL À LA NOUVELLE-ORLÉANS

Exit la Californie et ses lieux archi-connus, direction la Nouvelle-Orléans et le superbe festival Essence. Lancée en 1995, cette manifestation est un rendez-vous annuel organisée sous le signe de la musique et qui célèbre l'anniversaire de la revue Essence, un magazine qui met en valeur la communauté féminine afro-américaine. Défilés haut en couleur, rythmes endiablés, cocktails savoureux et stars comme P. Diddy et Mariah Carey sont au rendez-vous. Impossible de ne pas s'éclater entre copines là-bas !

L'AVIS DE LA STAR JADA PINKETT SMITH, HÉROÏNE DU FILM

Au micro de Purepeople, la sublime Jada Pinkett Smith, qui incarne la "sage" Lisa, avait réagi sur le carton de Girls Trip aux États-Unis. Elle nous explique : "Nous nous attendions à ce que le film plaise. Mais le timing joue beaucoup pour chaque film. On peut s'imaginer que le film va avoir du succès, et nous savions qu'il avait beaucoup de potentiel, sinon il ne serait pas sorti pendant l'été. On ne sort pas un film dans lequel on croit beaucoup pendant l'été, si l'on n'est pas sûr qu'il va faire sensation." Sorti en juillet en Amérique, le film a bénéficié d'un excellent accueil critique et du bouche-à-oreille !

 
la deuxieme etoile

 

Date de sortie 13 décembre 2017 (1h 35min)

De Lucien Jean-Baptiste

Avec Lucien Jean-Baptiste, Firmine Richard, Anne Consigny

Nationalité Français

 

 

Jean-Gabriel a décidé d’emmener toute sa petite famille passer les fêtes à la montagne pour Noël. Et cette fois, tout devrait bien se passer. C’est sans compter sur sa mère qui débarque des Antilles, ses enfants qui n’ont pas envie de partir, Jojo qui lui confie son Hummer et sa femme qui lui annonce qu’elle doit s’occuper de son père qu’elle n’a pas revu depuis qu’elle a fait le choix d’épouser Jean-Gabriel. Mais pour Jean-Gabriel, la famille c’est sacré et Noël aussi !

 

 

 

 

 

Critiques
 
 
le crime de l orient express

 

Date de sortie 13 décembre 2017 (1h 49min)

De Kenneth Branagh

Avec Kenneth Branagh, Johnny Depp, Michelle Pfeiffer

Nationalité Américain

 

 

Le luxe et le calme d’un voyage en Orient Express est soudainement bouleversé par un meurtre. Les 13 passagers sont tous suspects et le fameux détective Hercule Poirot se lance dans une course contre la montre pour identifier l’assassin, avant qu’il ne frappe à nouveau. D’après le célèbre roman d’Agatha Christie.

 

 

 

 

Critiques
 
Télérama
 

Les adaptations hollywoodiennes d’Agatha Christie sont un plaisir régressif : à chaque fois, c’est la même chose, mais c’est justement ce qu’on aime !… Cette nouvelle version d’une des plus fameuses enquêtes d’Hercule Poirot évoque forcément celle que réalisa Sidney Lumet en 1974. Et son défilé de stars. Autour du meurtre d’un étrange homme d’affaires (Johnny Depp en mode gangster) papillonnent une ­dévote espagnole (Penélope Cruz), une vieille princesse russe (Judi Dench), une veuve américaine (Michelle Pfeiffer), une sage gouvernante (Daisy ­Ridley, la jeune héroïne des nouveaux Star Wars)…
Tous sont passagers de l’Orient-Express. Et tous sont suspects, bien sûr. Tout de même, il y a une surprise : Kenneth Branagh. Pour interpréter Hercule Poirot, l’acteur arbore une formidable moustache et déploie un vrai panache. N’hésitant pas à voler la vedette à toute la troupe, il s’offre un prologue inédit, à Jérusalem, fait parader son personnage et transforme l’excentricité vieillotte du détective belge en exubérance de showman.
Il réussit même à introduire dans l’univers d’Agatha Christie sa passion pour le théâtre (il a plusieurs fois adapté Shakespeare à l’écran, notamment Henry V et Beaucoup de bruit pour rien). En accentuant l’artifice des décors, il joue avec une intrigue elle-même montée de toutes pièces. Que l’on apprécie non pour son efficacité ou sa vraisemblance mais pour son incroybale extravagance.

 
 
star wars les derniers jedi

 

Date de sortie 13 décembre 2017 (2h 32min)

De Rian Johnson

Avec Daisy Ridley, John Boyega, Oscar Isaac

Nationalité Américain

 

 

Les héros du Réveil de la force rejoignent les figures légendaires de la galaxie dans une aventure épique qui révèle des secrets ancestraux sur la Force et entraîne de surprenantes révélations sur le passé…

 

 

 

 

 

 

Critiques
 
Télérama
 

Aux commandes de cet épisode VIII de la saga créée par George Lucas il y a quarante ans, le réalisateur, Rian Johnson, qui en a 44, s’amuse comme un gamin au parc d’attractions. Pour relancer la mythologie (et le business) Star Wars avec Le réveil de la force (2016), J.J. Abrams s’était armé de respect. Cette fois, le plaisir est immédiat. On débarque en pleine bataille galactique, les vaisseaux de la République attaquent la flotte du Premier Ordre. Mais, pour gagner cette guerre des étoiles, il faudra convaincre Luke Skywalker de sortir de sa retraite monastique. Ou alors le terrible Snoke et son apprenti, Kylo Ren, écraseront définitivement la Résistance et sa figure de proue, Leia, princesse devenue générale.
Autour de ce conflit, à nouveau placé en pilier central, Rian Johnson a imaginé le film le plus long de toute la série des Star Wars. Il revient à des fondamentaux costauds et les traite avec passion : la guerre, la lutte de la lumière contre les ténèbres, la manipulation, le pouvoir et, bien sûr, les pouvoirs de la Force, qui sont au cœur de l’ordre des Jedi. Toute une culture héroïque qu’on redécouvre à travers Rey, la jeune femme nouvellement embarquée dans l’aventure : chargée de ramener Luke Skywalker dans le combat, elle attend aussi de lui qu'il l’aide à maîtriser la Force qui s’est éveillée en elle. L’initiation, autre thème typique de la saga, est traitée avec une ambition séduisante : les grands livres de la philosophie Jedi sont ouverts, pour mieux bousculer le mythe et le remettre en question. Le faire mourir, ou revivre.
Le sentiment de fin de partie que pointe le titre est à la fois une menace et un espoir. Sans Jedi, le monde semble tantôt perdu, tantôt prêt à renaître, enfin soulagé du passé, enfin neuf ! Rian Johnson pousse dans les deux directions, et c’est sa force à lui. Réalisateur au tempérament toujours original (Brick, en 2005, et Looper, en 2012, l’ont montré), il n’a pas peur de l’éclectisme. Il soigne la complexité de Luke Skywalker et celle de Kylo Ren, et obtient des performances intenses de leurs interprètes, Mark Hamill et Adam Driver. Il rend touchante la fraîcheur fragile de Daisy Ridley (Rey) et filme avec une douceur mélancolique Carrie Fisher, qui joue Leia et qui mourut après le tournage. Mais il adore également les bébêtes rigolotes qui peuplent l’univers de Star Wars, et la ménagerie de ce huitième épisode est très réussie. Comme les idées graphiques, avec un superbe travail sur les couleurs, qui ponctuent certaines séquences, sans déranger le classicisme des autres. Et comme les traits d’humour, qui désacralisent les fétiches (sabre laser qu’on fout en l'air, vaisseaux du Premier Ordre se révélant... fers à repasser filmés en contre-plongée taquine !), sans que cela empêche une vénération profonde pour l’esprit de la saga et pour son imagerie.
Ce qui s’exprime là, de façon spectaculaire, et plus efficace que dans Le réveil de la force, c’est aussi la volonté de faire de Stars Wars le spectacle total d’aujourd'hui, plébiscité par les fans exigeants comme par les enfants, par les affranchis comme par ceux qui se foutent des tenants et des aboutissants de cette franchise quadragénaire et ont juste envie de passer un bon moment au cinoche. Pour être à la fois dans la continuité et le renouvellement, le show est nécessairement très calculé et les règles, strictes. On a vu, au cours des derniers mois, le sort réservé aux réalisateurs qui semblaient ne pas être assez attentifs aux directives de la production Star Wars et qui menaçaient de ne pas marcher dans les clous : Colin Trevorrow, qui devait réaliser l'épisode IX, a été remercié, tout comme Phil Lord et Christopher Miller, qui ne signeront pas Solo : A Star Wars story, remplacés par Ron Howard. On ne badine pas avec ce divertissement-là, aux enjeux industriels. Mais ce terrible contrôle n’empêche pas, il faut le reconnaître, la créativité : aller chercher Rian Johnson (qui n’avait vraiment la cote qu’auprès des geeks) est une excellente idée. Avec lui, la posologie savante (de l’audace mais pas trop, des références et de la révérence, mais juste assez) devient assaisonnement enlevé. L’envie de toujours revenir à Star Wars et, en même temps, de ne pas faire du surplace et de partir ailleurs, c’est, au fond, ce qu’il y a de plus naturel. C'est l’équilibre de la Force. Sérieux et juvénile, ce Derniers Jedi est un digne héritier du passé qui caracole vers l’avenir.

 

Figaro

L'épisode VIII de la saga initiée il y a quarante ans par George Lucas tient ses promesses. Le jeune Rian Johnson signe un film dans la veine de L'Empire contre-attaque, et plonge les spectateurs dans un bouillonnant space opera, où l'humour et l'action se disputent à l'émotion.

En 2015, lorsque J. J. Abrams et Kathleen Kennedy ressuscitent Star Wars , l'épisode VII réinstalle une saga laissée en jachère depuis dix ans. Trois ans auparavant, son créateur George Lucas a jeté l'éponge en vendant son «bébé» à Disney pour la bagatelle de 4 milliards de dollars.

Le Réveil de la Force est un triomphe planétaire, en forme de course contre la montre. Les héros de la nouvelle génération partent à la poursuite du dernier Jedi, Luke Skywalker. L'épisode VIII, Les Derniers Jedi, repart exactement de cette dernière image de l'épisode VII, où Daisy Ridley (Rey) tend son sabre laser au vieux maître Luke, dubitatif...

Cette fois, c'est le réalisateur Rian Johnson (auteur de l'excellent Looper ) qui signe l'acte II de cette troisième trilogie. Quelle chance! Car comme dans n'importe quel opéra en trois actes, l'épisode central est souvent le plus passionnant. L'intrigue permet de pousser les curseurs de la dramaturgie vers les sommets du suspense. Rian Johnson a ainsi pu bénéficier d'une incroyable liberté pour distiller son propre style.

Son Star Wars est bourré d'humour, d'action et d'émotion. Plus intense que l'épisode VII, plus long aussi (ce qui est un peu dommage). Sans trop dévoiler l'histoire, on peut dire que le Premier Ordre règne sur cette «galaxie lointaine, très lointaine». Après la mort de Han Solo (Harrison Ford), l'utilisation d'un canon géant «tueur de planète» a éradiqué la République. La princesse Leia (Carrie Fisher, qui a tragiquement disparu peu de temps après le tournage du film le 27 décembre 2016) cherche à évacuer ce qui reste de la Rébellion vers une planète éloignée des destroyers de Kylo Ren (Adam Driver) et l'Empereur Snoke (Andy Serkis).

Rian Johnson orchestre une longue traque désespérée, un exode farouche comme un dernier baroud d'honneur. Sur l'échiquier des forces en présence, Rian Johnson sacrifie des pièces essentielles. Presque toutes les tentatives de ceux qui croient à la liberté vont être vouées à l'échec. Outre d'ébouriffantes séquences de combats spatiaux, il offre surtout un rôle en or au vieux maître Jedi Luke Skywalker (Hamill, dont il semble que ce soit le chant du cygne), ermite renfrogné, plus que réticent à replonger dans l'action.


Les scènes entre Daisy Ridley et Mark Hamill tournées sur les îles Skellig (situées à l'ouest de côtes irlandaises) sont fascinantes. Ce petit archipel, qui désigne étymologiquement «le pic de Saint-Michel», n'a sûrement pas été choisi au hasard par l'architecte de la saga, le scénariste historique de Star Wars Lawrence Kasdan. Ce dernier sait que l'archange saint Michel a terrassé le dragon de l'Apocalypse avec son «épée flamboyante» (cette désignation pourrait parfaitement correspondre à la définition d'un sabre laser). La symbolique est forte. Aussi forte que le film qui a su redéployer les principes chers au mythologue Joseph Campbell. Celui-là même dont s'est inspiré jadis George Lucas.
Ainsi, Star Wars VIII, conte de fées galactique ultime sur l'histoire d'une famille déchue, dispersée, oubliée, prend soudain une belle densité émotionnelle et laisse le spectateur pantelant, hébété, une fois le générique déroulé. Une chose est sûre pour Rian Johnson, la Force est avec lui !