valerian cinema metz 
       Réalisé par :  Luc Besson
       

              Sortie le 26 Août 2017
 
2h18
 
Nationalité: Français
 

 
 
Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d'agents spatio-temporels chargés de maintenir l'ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha - une métropole en constante expansion où des espèces venues de l'univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d'Alpha, une force obscure qui menace l'existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l'avenir de l'univers.
 
Critique de TELERAMA du 26/07/17 :
 

Pour ceux qui l'ignorent encore — ces derniers mois, ils devaient habiter sur une autre planète médiatique —, ce méga space opera au budget colossal est l'adaptation de la bande dessinée de science-fiction des années 70 de Christin et Mézières à laquelle Luc Besson voue un culte depuis l'adolescence. Passons, d'emblée, sur la question de la fidélité à l'oeuvre originale : Jean-Claude Mézières lui-même a adoubé cette version toute bessonienne du tome 6, L'Ambassadeur des Ombres. Au xxviiie siècle, les jeunes Valérian et Laureline forment un couple chamailleur d'agents spatio-temporels chargés de maintenir l'ordre dans les territoires humains. Mandatés par le ministre de la Défense, ils décollent pour Alpha, incroyable métropole où toutes les espèces de l'univers ont convergé au fil des siècles et réussissent à cohabiter. Mais une force obscure menace cet équilibre...

Le spectacle est hors du commun : décors, espèces galactiques, effets spéciaux, poursuites à travers les systèmes solaires, tout étonne et ébouriffe, à commencer par le Big Market, cette ville hypermarché invisible dans le désert, et qui n'apparaît aux touristes clients dans sa folle dimension que lorsqu'ils chaussent des lunettes spéciales. Cette cité marchande n'a rien à envier à l'univers de Tatooine dans Star Wars. Mais Besson sait aussi créer un monde de pureté, une bulle écologique : il donne une grande beauté élancée et nacrée aux Pearls, peuple androgyne et pacifique menacé par le genre humain et son orgueil militaire. Et puis il y a Laureline, cette voyageuse de papier qu'il admirait tant dans sa jeunesse, et qui fut à l'origine de toutes ses héroïnes — Nikita, Leeloo dans Le Cinquième Elément, ou même Princesse Sélénia d'Arthur et les Minimoys. Grâce à la délicieuse Cara Delevingne, cette tête brûlée a vraiment une féminité d'aujourd'hui, mélange d'indépendance boudeuse et de tendresse agacée pour Valérian, bravache quand il s'agit de se battre contre des trolls baveux mais nettement plus hésitant à s'engager sentimentalement ! Au coeur du film, encore une créature féminine, et pas n'importe laquelle : la chanteuse Rihanna, dans un superbe numéro transformiste qui finit en une belle métaphore sur les apatrides et les sans-papiers. Alors, oui, peut-être, comme souvent chez Besson, le scénario est simpliste : le bien, le mal, avec des flash-back pour être sûr que tout le monde a bien compris. Mais il y a quelque chose qui fait un bien fou dans ce blockbuster : la candeur. Des rétifs dans la salle ? Dans l'espace, on ne les entendra pas ricaner...

 

Guillemette Odicino