que le diable nous emporte cinema metz

 

Date de sortie 10 janvier 2018 (1h 37min)
De Jean-Claude Brisseau
Avec Fabienne Babe, Isabelle Prim, Anna Sigalevitch
Nationalité Français

 

 

Interdit aux moins de 12 ans
Camille, belle femme dans la quarantaine, ramasse le téléphone portable que Suzy a perdu dans une gare.
Quand Suzy appelle son propre numéro, elles conviennent d’un rendez-vous chez Camille pour que la jeune femme puisse récupérer son bien. Pendant cette rencontre, Suzy fait aussi la connaissance de Clara, la compagne de Camille. Mais elles sont interrompues par Fabrice, amant éconduit de Suzy, ivre, qui essaye de ramener la jeune femme à lui.
Pendant que Clara emmène Suzy se cacher dans un appartement au-dessus du leur, où loge déjà l’étrange «Tonton », vieux sage épris de yoga, Camille tâche de calmer Fabrice et peu à peu, le console.
C’est dès lors un étrange chassé-croisé qui commence : Camille noue une histoire passionnée avec Fabrice, tandis que Tonton initie Suzy à la méditation et à la lévitation.
Peu à peu, chacun trouve sa propre voie vers le bonheur, sa propre place dans le jeu des sentiments.

 

banniere que le diable nous emporte

 

Critiques
 
que le diable nous emporte
 
Jean-Claude Brisseau continue son bonhomme de chemin, entre fable, érotisme et mysticisme. Un couple de femmes, une troisième rencontrée à la suite d’un téléphone portable égaré, et voilà comment un simple appartement se transforme en gynécée, propice à divers fantasmes, chassés-croisés sexuels et sentimentaux. Les trois grâces ont chacune une particularité. L’humour est de la fête. Le plus loufoque étant assurée par le locataire du dessus, surnommé Tonton, mi-illuminé mi-sage épris de yoga, à la fois drôle et persuasif. En contrepoint à la fièvre des corps, il incarne avec beaucoup d’esprit le détachement absolu. QUE LE DIABLE NOUS EMPORTE est une fantaisie douce-amère, un conte moderne dans lequel la luminosité, la gaieté, la poésie hétéroclite d’un vivre-ensemble triomphent sur le scabreux, le malheur et la solitude. Un film-baume, dans lequel des êtres à la dérive se croisent par hasard, s’entraident, se secouent se parlent, s’écoutent se tiennent chaud, reconfigurent au gré de leurs envies une carte du Tendre érotique où dansent à l’unisson étreintes saphiques et triolisme,où les étiquettes étriquées volent en éclats : on n’est ni lesbienne ni hétérosexuelle chez Brisseau, juste une être sexué mu par le désir, le plaisir, la tendresse, l’envie de faire du bien à l’autre et de se faire du bien. QUE LE DIABLE NOUS EMPORTE s’offre comme une méditation lumineuse sur l’écoute, la parole, le pouvoir guérisseur que peuvent avoir les êtres les uns sur les autres. Cette nécessité de prendre soin de l‘autre est le pivot quasi invariable des récits de Brisseau.
 

Magazine janvier

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